Dick Tracy, de Warren Beatty

Beatty et Madonna sont au sommet de leur art, mais ils ne sont pas les stars de Dick Tracy, la palette de couleurs utilisée le serait plutôt, car c’est grâce à ces couleurs primaires et une photographie irréprochable (Vittorio Storaro) – on aurait presque l’impression que la bande dessinée s’est transformée en film d’elle-même – que ce long-métrage est incroyable et époustouflant. De la première à la dernière image, le film est un arc-en-ciel de rouges primaires, de bleus, verts, roses et oranges angoissants, et  bien sûr de jaunes. C’est comme si un polar des années 30 avait été peint par Andy Warhol, comme un exercice de surréalisme pop américain. Le résultat est tout simplement à vous couper le souffle.

Ce qui m’a frappée, tout d’abord, est le fait que nous sommes introduits dans un monde qui est complètement dépouillé de détails inutiles. Les voitures n’ont aucunes traces de poussières ou autres saletés, les personnages sont parfaitement coiffés, les décors n’ont pas de détails inutiles. Les bandes dessinées sont un support lié à la caricature et les arts graphiques, et favorisent un mode de représentation iconographique sur la photographie, à l’opposé d’un film. Le paradoxe du film est que le minimalisme de l’environnement, rendu générique, est l’un de ses traits les plus frappants.

Pour en venir au “plot”, on peut dire que l’on a affaire à un scénario des plus banals  : une histoire entre bons et méchants. Le policier incorruptible tente de coincer le mafieux et pour couronner le tout, une histoire de femmes vient mettre un peu plus de cafouillis dans l’intrigue. Les scènes d’action sont accompagnées de chansons d’amour, pour nous rappeler peut-être l’amour qui triomphera à la fin ? On remarquera Madonna, très efficace dans un rôle qui semble écrit pour elle.

À noter les prestations très appréciées d’Al Pacino dans le rôle de « Big Boy Caprice» et de l’incroyable Charlie Korsmo, le Kid, qu’on a vu plus tard aux côtés de Robin Williams dans Hook.

En somme, lorsque je quitte un film le sourire aux lèvres, bien que je sois, il est vrai, une spectatrice cinéphile et exigeante, c’est que l’histoire finit bien et que j’ai encore découvert une petite merveille au cinéma.  Encore un film que j’aurai un jour plaisir à revoir et à conserver dans ma Dvdthèque.

Mélanie Beier, secrétaire

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