The Social Network, de David Fincher

Basé sur une histoire vraie, « The Social Network » relate l’histoire de Mark Zuckerberg,  étudiant brillant d’Harvard, devenu à 23 ans, le plus jeune milliardaire du monde. Il a eu l’idée géniale, de créer un réseau social communément appelé aujourd’hui « Facebook ». Histoire vraie, cependant avec d’importantes différences avec la réalité : selon le vrai Mark Zuckerberg, l’élément déclencheur du film ne serait pas la séparation avec son ex-copine, en réalité inexistante. Son but n’étant pas d’avoir créé « Facebook » pour se venger de celle-ci et plaire ainsi aux filles.

Le personnage de Mark Zuckerberg est présenté dès la première scène comme quelqu’un de différent dans sa façon de penser : quelqu’un de créatif et de complexe.

 Le réalisateur David Fincher jongle entre plusieurs histoires dans l’histoire, pour faire comprendre aux spectateurs et ainsi se demander « comment » et « pourquoi » le personnage principal en arrive là. Le film est présenté en plusieurs fragments qui se passent à différents moments dans le temps. Il y a le procès dans lequel Eduardo Saverin attaque son « ex » meilleur ami Mark Zuckerberg, co-fondateur de la société, pour lui avoir retiré ses parts de celle-ci. Il y a également le procès où les frères Winklevoss l’accusent d’avoir volé leur idée, qui était, à la base, de créer un site de rencontres universitaire.

J’ai vu tous les films dans lesquels joue l’acteur Jesse Eisenberg, qui interprète ici le jeune Mark Zuckerberg. Malgré son talent, j’ai trouvé qu’il n’avait pas fait d’efforts pour ressembler au véritable Mark Zuckerberg : par exemple, dans ses postures ou dans sa façon de parler.

J’ai trouvé que Mark Zuckerberg se faisait manipuler et mener de tous les côtés par son entourage, particulièrement par le personnage agaçant de Sean Parker, interprété par Justin Timberlake.

Le film est raconté de plusieurs points de vue, ce qui interfère avec celui du spectateur : il est difficile de savoir qui a raison ou qui a tort. C’est pour cette raison, que je pense qu’à la fin de l’histoire il n’y a pas de rebondissements et le spectateur n’est donc pas forcément rassasié.

Durant le film, Mark Zuckerberg  ne s’intéresse jamais à l’argent, contrairement aux autres personnages. Il souhaite simplement que son site fonctionne. Zuckerberg démontre avec motivation et ambition que lorsqu’on a une idée et les ressources pour la réaliser, on peut arriver à son but. A la fin et pendant les procès, il ne montre jamais d’intérêt pour l’argent, mais le fait qu’on lui reproche d’avoir volé l’idée le met hors de lui.

Cette histoire reflète assez bien la société d’aujourd’hui et nous montre à quel point même notre meilleur ami peut devenir notre pire ennemi et que tout peut être volé : l’argent, l’identité et même les idées.

 Anaelle Morf, 20, étudiante UNIL 

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