Der Grosse Kater, de Wolfgang Panzer

En réussissant un savant mélange entre vie politique et vie privée, ce film de Wolfgang Panzer m’a agréablement surprise. Bruno Ganz, dont la prestation extraordinaire m’avait marquée dans Der Untergang (La Chute) a à nouveau réussi à me toucher dans « Der Grosse Kater », où il joue non seulement un président de la Confédération, mais aussi un père aimant, sur le point de perdre son fils atteint d’un cancer.

Je dois dire que  j’étais un peu perdue au début du film et que je n’en ai pas tout de suite compris les enjeux. Le rôle que joue le président est assez ambigu, dans le sens où il veut remonter dans les sondages mais aussi prendre soin de son fils malade. La relation avec sa femme en devient compliquée, puisque cette dernière ne semble pas pouvoir comprendre, à juste titre, où sont réellement les intérêts de son mari : sa carrière ou sa famille ? Mais au fur et à mesure de l’intrigue, c’est un homme sensible et marqué par la vie que l’on découvre, qui préfèrera rester auprès de sa famille aux dépens de sa vie politique. Cet homme a finalement réussi à me toucher, même si ce n’était pas du tout le cas au début.

Cependant, je dois avouer que je n’ai pas complètement réussi à cerner ce personnage dont certains actes m’ont paru étranges. Je n’ai par exemple pas bien compris pourquoi il tient à aller dans un bordel de luxe avec sa femme. L’intérêt de cette scène demeure obscur pour moi. Et le fait qu’il ait un fils si jeune m’a un peu dérangée étant donné qu’il pourrait être son grand-père. Mais je sais que c’est de plus en plus courant et de toute façon, cela n’a, à mon sens, pas vraiment d’incidence dans l’intrigue.

Il y a tout un tas d’autres thématiques qui sont très intéressantes dans ce film, comme l’incidence du temps représenté par les horloges que bricole Kater ou encore la thématique du chat, ayant donné son nom au personnage principal et qui a comme caractéristique, à ce que l’on dit, d’avoir sept vies.

J’ai trouvé tout cela intéressant mais il me faudrait voir ce film une deuxième fois pour prendre garde à ce genre de détails que je n’ai finalement remarqués qu’une fois le film terminé. Je n’ai donc pas du tout été déçue par ce film pour lequel j’avais quelques réticences au début.

Sandrine Lauper, 23 ans, UNIL

Advertisements
This entry was posted in TJC Lausanne. Bookmark the permalink.

Laisser un commentaire

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Changer )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Changer )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Changer )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Changer )

Connecting to %s