Der Grosse Kater, de Wolfgang Panzer

Le cinéma suisse est un cinéma qui se fait souvent rare de ce côté de la Röstigraben. Et c’est bien dommage car « Der grosse Kater » est un film de qualité qui nous montre une face très humanisée de la politique suisse.

L’histoire est assez banale : un homme voit son fils, atteint d’un cancer, mourir. L’originalité de ce film est que ce père n’est autre que le président de la Confédération Suisse. On nous montre donc que le malheur touche tout le monde, y compris les plus puissants. Voilà pour le scénario quelque peu moralisateur et surtout tout à fait prévisible.

Sachez-le : n’espérez pas de surprises dans ce film! On se laisse volontiers bercer au rythme lent des images qui défilent avec, de temps en temps, une petite larme à l’oeil quand on voit cet homme d’état s’effondrer devant son homologue espagnol, mais aucuns véritables transports d’âme n’est prévu au programme. Cela est dû, à mon avis, à plusieurs choses. Tout d’abord la mise en scène, de par son aspect « précieux », assoupi.

En effet, à cause du manque de prise de risques (peu de jeux de lumière ou de plans serrés) de Wolfgang Panzer, on finit par s’ennuyer. Au fond, la seule partie où l’on a un peu d’originalité et de dynamisme, c’est dans le générique du début qui est de très belle composition, il faut le reconnaître.

Ensuite, la bande-son très répétitive finit par accentuer cet effet de lourdeur, du fait du manque de prise de risques dans les compositions musicales.

Heureusement, par un jeu d’acteurs sans presque aucunes fausses notes, le film reste tout à fait regardable. On peut néanmoins se poser la question du choix de Bruno Ganz pour jouer un « jeune » père de famille (son fils n’a que 8 ans) marié à une femme qui a au moins 20 ans de moins que lui. Je trouve encore plus bizarre le fait qu’il est censé avoir été à l’école avec un homme de 16 ans son cadet! Certes, la plupart du temps, une différence d’âge entre les acteurs d’un film ne pose en soit pas de problèmes, mais là, ça manque un peu de cohérence.

En résumé, ce film n’est pas mauvais, mais un peu quelconque. Il aurait néanmoins mérité d’être mieux traité par les exploitants, car à peine une semaine après sa sortie en Suisse romande (il n’ est plus à l’affiche au bout de deux semaines, ndlr).

Géraldine Bouchez, 22 ans, UNIL

Advertisements
This entry was posted in TJC Lausanne. Bookmark the permalink.

Laisser un commentaire

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Changer )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Changer )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Changer )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Changer )

Connecting to %s