Toulouse, Low Cost (Claude Jutra), deux films de Lionel Baier

Toulouse

La fuite est-elle toujours la meilleure solution ? Il semblerait que pour Cécile et sa fille Marion, ce soit le cas. On va donc suivre leur petite épopée (astronomique) partant d’Aubonne et qui se terminera à Toulouse.

A travers un certain nombre de rencontres, Cécile et Marion nous donnent une nouvelle vision de la région d’Aubonne et de ses habitants. Malgré quelques caricatures vraiment trop grossières pour être appréciables (je pense en particulier à l’épisode des deux lesbiennes propriétaires d’un garage) les personnages sont, de manière générale, dépeints avec justesse, et sont attachants. Cependant, certaines scènes sont surprenantes du fait de leur manque d’émotion. Ainsi lorsque Cécile entre dans une maison sans y être invitée et surprend sa propriétaire un baladeur sur les oreilles, cette dernière l’accueille avec un grand sourire et ne sursaute même pas. Excusez-moi du peu, mais il me semble que si quelqu’un débarquait chez vous de cette manière, vous sauteriez au plafond. Ces quelques petits détails qui régulièrement entraînent un manque de réalisme sont regrettables et auraient peut-être pu être évités, ce qui aurait donné plus d’humanité à ce film qui parfois en manque un brin.

Lionel Baier nous conte en fait une histoire très simple. Certains d’entre vous la trouveront probablement trop simple. Peu de rebondissements, un film qui est un peu languissant comme les jours d’été qui passent au gré de l’avancée de la saison estivale.

Le réalisateur a surtout voulu travailler sur la photographie du film. On assiste donc à une vraie leçon de cinéma. Ce qui doit être tout à fait passionnant pour un étudiant en histoire du cinéma mais pas vraiment pour la classe de spectateurs lambda dont je fais partie. Ce qui nous est montré l’est de manière très poétique, mais il manque un peu de folie pour que la sauce prenne vraiment. En effet, les plans sont très « proprets » dans leur réalisation. Pas de véritable prise de risques.

C’est propre, net et carré, en bref c’est un roadmovie à la suisse! Le réalisateur a, à mon avis, manqué un peu d’audace pour que vraiment son film reste dans les annales. Il me semble, en effet, un peu trop convenu, trop gentillet.

Géraldine Bouchez, 22. UNIL

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