No et moi, de Zabou Breitman

Nous avons vu volontiers ce film sans avoir auparavant lu le livre.  Cette phrase semble bien résumer le message que nous avons retenu : d’un côté on trouve Lou, fille de 13 ans, qui au contraire du reste de la société VOIT  les problèmes, et de l’autre No, fille rebelle qui, avec sa fragilité, reste jusqu’à la fin ancrée dans son désir d’autonomie et N’EST PAS SAUVÉE de sa condition.

Malgré toute la volonté de Lou, de ses parents et de son camarade Lucas, No reste la même.

Nous avons beaucoup aimé le choix d’avoir, tout au long du film, des plans fixes (la gare d’Austerlitz, l’école, le bus, la maison de Lou ou de Lucas) alors que les personnages continuent à changer et à évoluer. La gare du début du film voit partir une première Lou, alors que la gare de la fin du film (avec la même musique !) voit arriver une deuxième Lou à la fois responsable et rebelle.

La relation entre les deux filles, qui part d’une situation d’aide, est extrêmement bien développée pour arriver à la fin du film à  une situation de dépendance mutuelle : No essaye de devenir responsable sous les conseils de Lou, alors que celle-ci se transforme de plus en plus en une typique adolescente.

Quelques points faibles : pendant tout le film, on trouve plusieurs thématiques qui nous ne semblent pas assez développées. Faute du réalisateur et de son adaptation ou du livre, nous ne pouvons pas l’affirmer ! Par exemple, la guérison miraculeuse de la mère : quel est le rôle de l’arrivée de No à la maison dans tout ça ? Ensuite, la jalousie de Lou par rapport à la qualité des relations que No semble entretenir avec Lucas ou les parents : on la suspecte, mais elle n’est jamais exprimée. Ou encore la vie de No en tant que SDF : assez stéréotypée en ce qui concerne ses habitudes de vie (alcoolisme, drogue, …) sans jamais entrer dans les détails de son passé (on ne voit pas sa mère, ni son « copain »).

Malgré ça, nous avons apprécié le film dans son ensemble, surtout pour les capacités de récitation de Julie-Marie Parmentier capable de nous transporter dans sa folie, ses besoins, ses faiblesses… sa vie.

Daria Solari, 22, étudiante en médecine, UNIL

Matteo Sifanelli, 21, boulanger

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