Le Petit Prince a dit, au Capitole de Lausanne

Le 1er décembre 2010, c’était le lancement de la rétro Anémone, au Capitole à Lausanne, avec un film mythique de Christine Pascal  (1953-1996, photo). Il y avait plus de 200 réservations pour cet événement, dont dix de membres TJC. Les énormes chutes de neige ont découragé bien des gens et les effectifs ont diminué de moitié : on était une petite centaine dans la salle.

Sont présents quelques comédiens du film (Marie Kleiber, la petite fille, qui a bien grandi, Claude Muret, le médecin, et naturellement Anémone, la mère).

Anémone, qui a bravé les tempêtes de neige, et vient, le bras en écharpe, rejoindre Frédéric Maire sur scène. Anémone qui n’a pas la langue dans sa poche. Intelligente, vive, lucide, elle commente à la demande du Directeur de la  Cinémathèque les films de son répertoire qui sont au programme de la Cinémathèque. De sa carrière, elle dit qu’elle a fait “beaucoup de merdes”, et que son film le plus connu, Le Père Noël est une ordure, est un summum de “potacherie incandescente”, et certes pas un chef-d’oeuvre!

Elle estime que Philippe Galland a fait, avec Le Quart d’Heure américain, un très bon film. Elle précise que ce n’est pas parce qu’il est le père de sa fille qu’elle affirme ça! Elle dit aussi beaucoup de bien d’une autre œuvre de Galland, Le Mariage du Siècle.

À propos de Michel Deville, Péril en la Demeure, elle dit qu’il était un fou de musique, qui choisissait la musique avant le film, puis calculait ses plans en fonction de la musique!

Le plus grand succès public dans lequel Anémone a joué, Le Grand Chemin de Jean-Louis Hubert, elle le définit comme un mélo style Arlequin. Mais cela n’enlève rien à sa bonne opinion du film, pour lequel elle a oublié d’ailleurs d’aller chercher son César (Elle explique que ce n’était pas une réaction “légion d’honneur”, qui fait dire à certains « J’avais honte qu’on me la donne, quand on voit qui la reçoit”. « Pas du tout, réitère-t-elle, j’avais vraiment oublié! »).

De Pas très catholique de Tonie Marshall, elle dit que cela l’amuse de se reconnaître dans le film en bonne fille de médecin, parce que quand elle se mouche,  elle inspecte le contenu du mouchoir!

Enfin, du film de la soirée, Le Petit Prince a dit, elle dit que c’est un chef-d’oeuvre d’une infinie délicatesse, dans lequel tout spectateur pleure, mais pas au même moment.

L’entretien s’achève par l’appel d’Anémone à une lutte anti-airbag. Son bras cassé, elle le doit à un airbag ! Elle a eu récemment un accident, a “niqué” la direction de sa voiture, mais l’airbag lui a brisé l’avant-bras en cinq morceaux ! « Les airbags sont dangereux, cassent plus d’os qu’ils ne sauvent de vies. À bas les airbags ! » Le public était ravi, il l’a ovationnée !

Terminons cet avant-propos par une brève intro au film, dont le titre vient de la comptine bien connue pour apprendre les jours de la semaine.

“Lundi matin, l’empereur, sa femme et le petit Prince,

Sont venus chez moi, pour me serrer le pince.

Comme j’étais parti, le petit Prince a dit :

« Puisque c’est ainsi, nous reviendrons mardi ! »

Violette, dix ans, un peu bouboule, extrêmement maladroite, déborde de vie et d’intelligence. Elle vit chez une dame âgée appelée Minerve, et passe tantôt un peu de temps avec son papa, Adam, un médecin spécialisé dans la recherche, tantôt avec sa maman, Mélanie, comédienne.

Violette se plaint de maux  de tête, et a quelquefois des malaises. Un examen médical et un scanner révèlent la présence d’une tumeur avancée et inopérable au cerveau. Les jours de la fillette sont comptés. Son père l’arrache au scanner et part avec elle, pour ne plus la quitter, la protéger ou la guérir. Il ne sait trop. Il a enfin du temps pour elle, il apprend enfin à la voir, à ne plus la bousculer, il échange son attitude rigide et impatiente de scientifique stressé contre un comportement de papa, en chemise à fleurs. Ils partent vers l’Italie où Mélanie répète une pièce, puis la famille réunie se retrouve dans la maison de Provence qui appartenait aux grands-parents, une maison pleine de lointains et bons souvenirs. Des liens se recréent, des émotions renaissent, et la petit fille ne sera plus jamais seule, ou privée d’un de ses parents.

Suzanne Déglon Scholer, coordinatrice de la  TJC

 

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