Fair Game, de Doug Liman

Un Mr. & Mrs. Smith plus vrai que nature ? Oui ou non. En adaptant au cinéma ce scandale from USA (de la manipulation, des trahisons et du suspense) qui a fait tant trembler les États-Unis, Doug Liman nous invite à mieux comprendre ou tout simplement à imaginer l’enfer de ce couple qui fut tant détesté par les Américains. Le réalisateur, qui continue dans la lignée des films forts et à haute tension, nous embarque pour un voyage à travers le temps, l’Histoire et surtout, à travers une vérité qu’un gouvernement a tenté de bafouer.

Les victimes de cette manipulation à haute échelle ? Le peuple américain. Ou plutôt le monde entier. Au centre de cette affaire, plein de petits rôles, un gouvernement américain plus qu’américain et surtout deux protagonistes parmi tant d’autres : Valerie Plame (Naomi Watts) et Joseph Wilson (Sean Penn).

Nos deux acteurs, ressemblant d’ailleurs très fortement à leurs personnages, jouent sur un ton juste et nous embarquent au fond cette bataille sans merci contre un gouvernement “bushiste”, manipulateur et corrompu. On soulignera un scénario difficile d’accès, au début, pour les gens non renseignés sur l’affaire et une bande originale très peu présente. Ce qu’on remarque tout de même, c’est l’effort souligné du réalisateur qui, pour donner un peu plus de réalité dans cette affaire, où la vérité est disqualifiée d’entrée de jeu, a complété son long métrage avec des documents vidéos d’archive. On applaudit également le contraste des paysages, des ambiances et des genres où le réalisateur nous apporte deux acteurs qui deviennent leurs propres personnages. On admire Sean Penn (21 Grams, Harvey Milk) en ambassadeur gauchiste, rempli par son devoir de justice, et Naomi Watts (21 Grams, You Will Meet a Tall Dark Stranger) qui nous montre une Valerie Plame, la Valerie Plame, indépendante, qui n’ose suivre son mari dans une lutte pour la vérité.

On en ressort plus instruit sur l’affaire Plame-Wilson, sur une conséquence (la guerre en Irak) qui n’a en fait pas de réelle cause, sur un acharnement médiatique, sur un couple qui se bat contre l’injustice et la manipulation mais surtout, on ressort avec une preuve que « ce n’est pas parce que tu cries plus fort que tu as forcément raison. » (Joseph Wilson à Valérie Plame).

Albane Voggensperger, 17 ans, Gymnase Auguste Piccard

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