La piste aux étoiles : “Water for Elephants”, de Francis Lawrence

Le film s’ouvre sur un homme âgé, Jacob Jankowski (Hal Holebrook) l’air hagard. Il est seul, à l’entrée d’un cirque qui est en train de fermer ses portes. C’est alors que le manager de l’établissement le recueille et Jankowski entame son récit de jeunesse. Nous sommes en 1931 et Jacob (Robert Pattinson), beau garçon d’une vingtaine d’années est étudiant à l’université de Cornell, ses parents sont d’origine polonaise et font en sorte que la Grande Dépression ne soit pas ressentie dans leur foyer. En clair, il mène une vie enviable. Jusqu’au jour ou tout bascule : alors que Jacob est sur le point de passer son dernier examen pour accéder à son avenir de vétérinaire, ses parents meurent dans un accident de voiture. Dès lors, l’orphelin erre sur la route et est embauché, avec grande peine dans un cirque, celui des « Benzini Brothers ». C’est là-bas qu’il apprend la vraie vie, développe un caractère têtu, courageux et un brin naïf mais c’est surtout là-bas qu’il rencontre la belle Marlena Rosenbluth (Reese Witherspoon) la femme du patron Auguste (Christoph Waltz), un homme charismatique et ambitieux qui n’en est reste pas moins colérique et brutal.

Alors que le film reste cohérent dans l’ensemble, les scènes où le vieux Jacob Jankowski intervient (au début et à la fin) ont pour conséquence de leur brièveté un effet inachevé. Cependant, le choix de ne jamais interrompre le récit passé est un bon élément qui nous permet de nous plonger réellement dans l’histoire subjuguante que le narrateur raconte. Bien entendu, une fin hollywoodienne n’est pas inattendue, mais il arrive que le spectateur se trompe dans ses spéculations lors du visionnage. Les couleurs se suivent dans un effet sépia qui reste léger et donc pas encombrant tandis que dans les scènes qui se passent dans le présent, les couleurs criardes nous rappellent bel et bien le monde dans lequel nous vivons.

Par rapport au jeu de rôle, on pourrait presque croire que Robert Pattinson s’est enfin débarrassé de son attirail vampirique ( Twilight  1,2,3), mais une interprétation parfois trop dramatique trahit l’évolution qui opère en lui. Certes, l’acteur a déjà fait ses preuves dans  Remember Me  d’Allen Coulter, mais il est encore loin de son rôle rêvé de James Bond. Reese Witherspoon endosse le rôle d’une femme mystérieuse et pulpeuse. Son apparition réussie, et dont on ne doutait pas, est surprenante, surtout si l’on jette un regard sur son passé de blonde stupide ( Legally Blonde  1 et 2). Le rôle du méchant est bien sûr attribué à Christoph Waltz qui comme à son habitude (Inglorious Basterds ) l’interprète à merveille. La schizophrénie, la colère et l’ambition de son personnage, August Rosenbluth, nous fait frémir.

Aylin Elci, 18 ans, Collège Calvin, Genève

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