“The Tree of Life”, une épopée cosmique

Récente Palme d’Or au Festival de Cannes 2011 et un des films les plus attendus de l’année, “The Tree of Life” dresse le portrait évolutif d’une famille dans les années 60 et du fils qui grandit entre un père autoritaire et une mère aimante. Le deuil puis la vie : le film en traite l’évolution à travers les âges. Du Big Bang aux dinosaures jusqu’à ce fragment de vie dans cette famille. L’évolution à travers les âges, oui, mais aussi à travers les yeux de ce garçon qui se pose des questions : sur l’autorité de son père, sur la mort de son frère. Car “The Tree of Life” est un film à questions. Sur la vie principalement, mais aussi sur la mort ou la religion. On s’interroge car le film n’explique pas, ne répond pas, se contente de survoler. Terrence Malick bascule entre une narration passablement présente et l’illustration pure et simple de ses propos. Il se ressent, éblouit par ses images vivantes. Une vraie poésie métaphysique.

Le film transporte, est un voyage qui nous fait découvrir un peu mieux le monde qui nous entoure et éveille nos sens. La caméra se détache du caméraman et flâne entre les personnages pour nous emporter dans chaque fibre de la nature. Il ravive nos souvenirs et fait de chaque toucher, chaque respiration, chaque frôlement un acte aussi important que la création du monde.

Quant à la bande-son, Alexandre Desplat réussit astucieusement à capturer ces éléments et en fait un poème léger qui devient bien plus philosophique que technique.

Côté casting, un Sean Penn trop absent et un Brad Pitt au sommet, dans le rôle  du père de famille dure et intransigeant.

Il sera difficile de trancher sur l’œuvre de Terrence Malick. Certains plongeront dans cette bribe familiale, d’autres trouveront le film long et sans intérêt. Mais alors qu’est-ce qui fait de “The Tree of Life” un film sujet à recevoir la Palme d’Or ? Tout simplement parce que le film est une aventure intense, un “2001, Odyssée de l’espace” à la sauce d’un des plus acclamés réalisateurs du cinéma. L’Arbre de la Vie a définitivement pris racine dans les classiques du septième art et promet de susciter encore longtemps l’intérêt. 

Lucien Monot, 17 ans, Gymnase Auguste Piccard

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