Anouk Aimée nous parle de Fellini, LE Maestro

Lundi 6 juin 2011 au cinéma Capitole de Lausanne. La talentueuse Anouk Aimée, interprète du chef-d’œuvre La Dolce Vita, nous fait l’honneur de nous parler de Federico Fellini, l’un des plus grands réalisateurs de l’histoire du cinéma, et de leur collaboration. C’est avec beaucoup d’émotion qu’elle nous raconte des anecdotes sur sa rencontre avec le Maestro et la manière de celui-ci de diriger les acteurs.

Ce soir-là :  salle comble! Énormément de monde attend l’ouverture des portes et le public sera conquis. Ce qui change des autres événements projections, c’est que le public sait exactement ce qu’il vient voir et se réjouit à l’idée de pouvoir rencontrer « son idole » ou coup de foudre de jeunesse. Même si la moyenne d’âge dépasse de loin la cinquantaine, il y a des sièges pour tout le monde. Certains sont venus voir ou revoir le film, d’autres ont emmené leurs enfants et petits-enfants, simplement venus par curiosité ou par goût du cinéma italien.

Quand Anouk Aimée parle de Fellini, elle le considère comme étant un membre de sa famille, avec qui elle partageait une grande complicité. C’était un génie, très différent de tout autre réalisateur avec qui elle a travaillé. Elle dit qu’il pouvait « engueuler les acteurs, pour obtenir ce qu’il voulait d’eux… » ou au contraire montrer qu’il avait tout son temps et qu’il s’en fichait…« il dirigeait les acteurs, en fonction de leur personnalité ! ». Elle le décrit comme étant quelqu’un qui « ne se prend pas au sérieux, tout en étant sérieux ». Selon elle, Federico Fellini était un visionnaire, possédant son propre univers.

La Dolce Vita présente une histoire décousue (construite en sortes de sketches), qui relate à la fois la déchéance, l’innocence, la mort omniprésente, la « vie douce » nourrie par l’ironie, car Marcello Rubini (Marcello Mastroianni) est sans cesse à la recherche du bonheur constant ou éphémère, de différentes manières. Journaliste, il a de la peine à trouver sa place dans ce monde, d’un côté attiré par la classe sociale d’élite de Rome et de l’autre voulant devenir un journaliste sérieux. Ce film expose les problèmes de la société italienne des années 50, avec des scènes dérangeantes voire choquantes pour l’époque ; par exemple la scène de Silvia (Anita Ekberg) dans la fontaine de Trevi.

Un film incroyable dont la longueur empêche de le comprendre la première fois ; le visionner plusieurs fois permettrait de mieux déceler les thématiques. L’esthétique est vraiment la chose la plus spectaculaire dans La Dolce Vita.

Anaelle Morf, 21, UNIL

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