Un plaisir qui vous étouffe : “La Dolce Vita”

La Dolce Vita, ou La Douceur de Vivre pour les francophones, est un film de 1960 du célèbre réalisateur Federico Fellini. Pourtant rien ne laisse transparaître que le film fut tourné il y a plus de cinquante ans, si ce n’est le noir et blanc. Au grand malheur des gens pressés, il faudra rester près de 3h dans la salle pour visionner l’entier du film.

L’histoire est plutôt dure à résumer, car à proprement parler, il n’y en a pas ! Elle est constituée de différents petits épisodes qui ont comme seuls points communs Rome et Marcello Rubini. Rubini est le personnage principal, interprété par Marcello Mastroianni, un jeune chroniqueur coureur de jupons. Il passe le plus clair de son temps à suivre des femmes célèbres, des actrices ou simplement faire la fête avec les « people » de Rome. Toujours accompagné par son compère Paparazzo (sur le nom duquel on a créé la dénomination “Paparazzi” : photographes faisant métier de prendre des photos indiscrètes de personnes connues), il semble pourtant ne jamais rien écrire. Ses conquêtes le mènent dans les endroits les plus incongrus : dans la fontaine de Trevi avec une starlette américaine qui s’y baigne en pleine nuit, dans la chambre d’une prostituée, entraîné par une richissime bourgeoise ; une autre fois, sa maîtresse le conduit sur les lieux d’un prétendu miracle médiatisé. Ce sont autant d’événements, parfois sans sens apparent, qui nous empêchent de trouver un sens au film.

Quant aux acteurs, ils sont majestueux, bien coiffés, le regard impénétrable. Leur jeu est exemplaire comme si chaque scène avait été répétée pour atteindre la perfection.

Le film est trop long pour pouvoir être suffisamment apprécié. Rubini qui fait la fête, qui boit, qui fume, qui flirte avec des femmes, au début ça nous donne envie de vivre avec lui, de vivre sa vie. Mais après deux heures passées dans la bourgeoisie trop riche, trop bien pour arrêter ses orgies interminables, on veut dire stop !

On sort alors de la salle plein d’incompréhension, presque écœuré par l’orgie de laquelle sort Marcello au petit matin, au bord de la mer, interrogé sur son avenir incertain. Et pourtant : l’ambiance générale du film reste sur le ton du plaisir de l’instant présent et les acteurs nous ont charmés.

Romain Giobellina, 16 ans, Gymnase Auguste Piccard

Advertisements
This entry was posted in TJC Lausanne. Bookmark the permalink.

Laisser un commentaire

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Changer )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Changer )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Changer )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Changer )

Connecting to %s