Un regard accusateur sur l’innocence perdue : “La Dolce Vita”

La Dolce Vita, un des plus grands films du Maestro Fellini, qui dure presque trois heures, nous plonge directement dans un univers « fellinien ». En effet, connaissant très peu ce cinéaste et ses réalisations, j’ai pu remarquer son intérêt pour le fait divers et la société de son époque. Une société pleine de rêves et d’espoirs qui ne pense qu’à danser jusqu’à l’aube, suivie de très près par une horde de paparazzi avides de scandales.

Le scénario est découpé en plusieurs parties qui ne collent pas forcément à première vue, mais qui ont chacune une signification bien précise dans l’histoire. Le personnage principal (Marcello, joué par Marcello Mastroianni) se déplace dans ces lieux populaires ou mondains avec une grande classe et est très touchant, car il est naïf au point de croire au bonheur matériel de ses amis riches. Durant le film, ce personnage évoluera au contact des différentes personnes qu’il côtoie et nous pouvons de mieux en mieux le définir.

Les images en noir et blanc montrent la Rome pauvre, surtout dans la rue, mais aussi la Rome aisée : de grands palais creux où résonnent les rires des invités éparpillés. J’ai eu l’impression que les femmes jouaient un rôle très important, car elles ont une grande présence durant toute l’histoire. Autant la femme libre et séductrice que la fiancée aimante, ou la mère de famille, trouvent leur place parmi les hommes et bien souvent, sont le sens de leur vie.

La musique reflète, elle aussi, l’esprit d’une époque folle et avide de plaisirs. Elle fait danser les personnages comme des petits pantins ou les entraîne dans une course endiablée au rythme d’un nouveau genre venu d’ailleurs, le rock.

Finalement, le film porte un regard accusateur sur l’innocence perdue, la désillusion, l’espoir brisé, sur un monde qui tourne trop vite et qui enivre les petits comme les grands rêveurs.

J’ai beaucoup aimé l’ambiance de cette réalisation, bien qu’elle soit un peu longue et nous donne presque l’impression de vivre chaque fête, chaque moment et de sortir un peu saoul de la salle de cinéma.

 Juliette Menthonnex, 16, Gymnase du Bugnon

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