Une présidentielle comme une autre : “Les Marches du pouvoir” (“The Ides of March”)

S’il fallait décrire le scénario des Marches du pouvoir en une phrase, je dirais qu’il est simple (peut- être trop), mais efficace. Ryan Gosling et George Clooney, les deux acteurs principaux, jouent un rôle qui semble être fait pour eux. Ce long métrage, de seulement 95 minutes, suit le gouverneur Morris (Clooney) lors des primaires aux élections présidentielles américaines dans l’Ohio. Ses conseillers de campagne, dont principalement Stephen Meyers (interprété par Gosling), mènent un combat assidu pour conduire le gouverneur à la victoire entre le camp adverse et les journalistes. Comme dans toute production hollywoodienne qui se respecte, il y a une jolie femme pour faire tourner la tête aux hommes. Seulement quand cette femme se retrouve obligée d’avorter suite à ses ébats avec le futur président, on a comme une impression de déjà vu.

La morale que j’ai tirée du film explicite son côté efficace : tous les acteurs de la vie politique américaine, de la journaliste connue, du consultant jusqu’au candidat, tous sont prêts à changer de camp pour leur propre intérêt. Deux exemples pour étayer cet avis. Aux USA, lors des primaires il faut l’appui de délégués qui procèderont au vote. Ces délégués sont influencés par les sénateurs locaux. Or Morris refuse de donner la place de secrétaire d’Etat à un sénateur influent, jusqu’à ce qu’il n’ait plus le choix ; alors il change immédiatement d’avis. De même pour son conseiller Meyers, qui n’hésite pas à faire chanter le candidat pour garder sa place de travail.

La manière de filmer se remarque de trois manières bien distinctes. La première est de nous faire voir le derrière de la scène lors de meetings politiques. Puis, ce sont des gros plans sur les visages des intervenants lors de dialogues privés. Enfin, la caméra suit le personnage juste derrière lui, ce qui nous permet d’avancer dans l’histoire en suivant son point de vue.

Lorsque l’on connaît l’opinion ainsi que l’engagement de George Clooney, notamment contre la guerre d’Irak, on devine que les thèmes de l’avortement, de l’homosexualité et de la guerre sont plus le prolongement de son avis que celui du gouverneur Morris.

Pour conclure, bien que le suicide par médicaments, l’avortement, la stagiaire maîtresse d’un candidat à la présidentielle soient déjà des thèmes vus et revus, la morale est indiscutable. On comprend vite son but, nous expliquer le peu de morale dont font preuve les acteurs du système politique américain.

Romain Giobellina

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