“Dark Shadows” : à la jonction de deux genres

Dans son film Dark Shadows, Tim Burton fait appel à de vieux classiques tout en les revisitant. L’approche du cinéaste est très intéressante de ce fait. D’ailleurs, la touche de ce grand metteur en scène se ressent une fois de plus. L’univers quelque peu anormal et loufoque de Burton est présent.

Comme dit précédemment, ce film est un mélange de genres qui ont été maintes fois représentés au cinéma. Les films de vampires tels que Dracula, les histoires de sorcières ensorcelantes des contes, le mouvement hippie des sixties. Cette œuvre cinématographique en est riche. Néanmoins, Burton y ajoute toujours sa touche. Par exemple, la sorcière Angelique Bouchard, interprétée par Eva Green, est loin du cliché de la sorcière hideuse et vieille. Elle est au contraire très jeune et séduisante. La mise en scène ressemble à celle d’un film d’horreur aux lueurs d’un film comique. L’ambiance générale pourrait être celle d’un film d’horreur ou d’un film du moins fantastique, mais des touches d’humour sont insérées un peu partout dans la pénombre dans laquelle est plongée la famille Collins.

 

Ainsi, Barnabas Collins, protagoniste et vampire de notre histoire interprété par l’inégalable Johnny Depp, sortant enfin après 200 ans d’emprisonnement de son cercueil “blindé”, se trouve face à un panneau lumineux McDonald’s après avoir violemment tué les ouvriers qui l’ont sorti de sa prison. L’effet comique de cette situation est irrésistible. Tout comme dans cette scène, le film est truffé de petits “gags”, tous plus drôles les uns que les autres. Cependant, certains aspects peuvent sembler de trop. Le plus flagrant étant le loup-garou qui n’a pas réellement d’utilité.

Dark Shadows est un film très divertissant, mais n’est pas comparable à d’autres films réalisés par Tim Burton tels que Beetlejuice, Big Fish, Edward aux mains d’argent et j’en passe, qui resteront, de mon point de vue, des films époustouflants et d’un genre exceptionnel que seuls certains cinéastes notables comme Burton, Tarantino, Almodovar et d’autres, savent créer.

Séverine Gut, 19 ans, Collège De Candolle, TJC, Genève

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