“Dark Shadows” : Tim Burton retrouvé

La Tribune des Jeunes Cinéphiles de Genève, à la sortie de Dark Shadows. (Clémence Pun, Yohan, Roxanne Barclay, Tatiana Velasquez, Laurence Kohler, Sarah Siegrist, Séverine Gut, Kevin, Olivier Gaudet-Blavignac).

“Barnabas Collins, un jeune homme issu d’une famille aisée, se voit transformé en vampire et privé de son amour par une sorcière jalouse. Enfermé dans un cercueil durant deux cents longues années, il ressurgit en l’an 1972, pour retrouver ses descendants ruinés et la sorcière qui a gâché sa vie régnant en puissance sur Collinsport, la ville fondée par sa famille. Furieux, il décide de tout mettre en œuvre pour aider les Collins à retrouver leur richesse d’antan. Mais la sorcière a plus d’un tour dans son sac.

Si certains ont pu être déçus par la dernière version d’ “Alice Au Pays Des Merveilles”, trouvant qu’il manquait cruellement de cette petite touche de folie qu’on aime à voir chez Tim Burton, son dernier-né, “Dark Shadows“, tient en revanche toutes ses promesses. On y retrouve tout l’univers de folie douce dans lequel Burton évolue si bien, ainsi qu’un décor gothique à souhait, avec le château de la famille Collins. Le film s’ouvre sur le passé de Barnabas, incarné par un Johnny Depp en bonne forme pour une énième collaboration avec son réalisateur fétiche. On suit sa transformation en vampire, puis sa résurrection, et on s’amuse de la confrontation entre cet homme âgé de deux cents ans et le siècle nouveau qu’il lui faut découvrir. A cette occasion, Tim Burton a magnifiquement recréé les décors des années 1970, on est parfaitement immergé dans l’ambiance et le choc des époques ne nous en apparaît que plus amusant. On rencontre ensuite les membres hauts en couleurs de la famille Collins, qui se compose d’une matriarche au sens familial très développé, Elizabeth, (incarnée par Michelle Pfeiffer), de son adolescente rebelle Carolyn (jouée par la jeune et prometteuse Chloë Grace Moretz), du jeune garçon un peu dépressif David (Gully McGrath, très convaincant) et de son père Joshua (Ivan Kayne). A ceux-ci s’ajoutent une psychologue alcoolique (Helena Bonham Carter, fidèle à sa réputation), une gouvernante très secrète, Vicky Winters de son faux nom (Bella Heathcote) et un homme à tout faire plutôt grognon, Willie (joué par Jackie Earle Harley). Pour tyranniser tout ce beau monde, on peut compter sur Eva Green, qui incarne à merveille la sorcière à grand renfort de rictus démoniaques qui font froid dans le dos. Bien que l’univers de Tim Burton soit connu pour sa magie et sa folie douce, certains détails sont cependant de trop, comme la soudaine transformation en loup-garou d’un des membres de la famille, et le cliché de la sorcière tendant son cœur de verre à Barnabas. Mais en dehors de ces quelques détails, les fans du réalisateur seront conquis, car on retrouve dans ce film tous les ingrédients qui ont fait la réputation et le succès de Tim Burton. Danny Elfman signe à nouveau la bande-son qui s’accorde bien avec les images, même si ce n’est pas le meilleur travail du compositeur. Et pour une fête rock’n’roll, Burton a également convié la rockstar Alice Cooper à interpréter quelques-uns de ses morceaux lors d’une fête endiablée donnée au manoir Collins.

Que ceux qui n’aiment pas l’univers burtonien fassent l’impasse sur “Dark Shadows“. Quant aux amateurs du genre, foncez ! Vous ne serez pas déçus.”

Sarah Siegrist, 18 ans, Collège de Candolle, Genève

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