“Fenêtre sur cour” nous captive jusqu’au bout

Mercredi 30 janvier 2013, j’ai pu découvrir pour la première fois une des œuvres d’Hitchcock, Rear window, en français Fenêtre sur cour. L’histoire d’un photographe, Jeff Jeffries (interprété par James Stewart), qui, la jambe dans le plâtre, tente de tuer le temps en espionnant de sa fenêtre le quotidien de ses voisins. De la danseuse qui s’étire en sous-vêtements, au couple qui dort sur son balcon, en passant par une célibataire suicidaire : il a de quoi s’occuper.

Mais c’est surtout le couple Thorwald qui, un soir, attire plus particulièrement son attention. Le couple se dispute – quoi de plus banal, me diriez-vous – mais, cette nuit-là, M.  Thorwald ne cesse d’aller et venir dans les couloirs de l’immeuble, en y transportant même une malle. Et depuis ce soir-là Jeffries ne reverra plus jamais la femme de Thorwald. Partie à la campagne, glissera-t-il à son concierge. Dès lors, Jeffries est persuadé que le mari a assassiné sa femme, Thorwald continuant d’avoir une attitude étrange, comme lorsque Jeffries le surprend en train de nettoyer une scie ou encore de nettoyer les murs de sa salle de bain, comme pour y effacer les traces d’un meurtre…

Bien que le film dure 112 minutes et qu’il soit en huis clos, on ne se lasse pas une minute. En effet, Hitchcock parvient à nous captiver jusqu’au bout en semant le doute sur la culpabilité de Thorwald car, bien que nous voyons tout ce que voit Jeffries et que le comportement de son voisin paraît bien troublant et suspect, un élément nous perturbe. Un élément en notre possession mais dont le personnage principal ne connaît pas l’existence parce qu’il dormait : le soir du présumé meurtre, une femme est sortie de l’appartement des Thorwald. Mme Thorwald n’a-t-elle donc pas été tuée dans l’appartement ? C’est avec brio qu’Hitchcock nous manipule pour nous amener à croire qu’on en sait plus, qu’on est plus malin et, lorsqu’on pense enfin connaître la fin de l’intrigue, nous sommes encore joués.

L’atmosphère est rendue plus légère avec la petite amie de Jeffries, Lisa (jouée par la splendide Grace Kelly). Une des plus belles scènes du film est celle où les deux amants s’embrassent au ralenti, si doucement et délicatement qu’on oublie le reste un instant. De rares baisers qu’on ne voit plus de nos jours au cinéma, un moment doux, lent et tendre! Fenêtre sur cour est un film savamment dosé, qui séduit encore 58 ans plus tard.

Isabelle Goy, 17 ans, GYMNASE DE MORGES

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