“Fenêtre sur cour” : bientôt 60 ans et pas une ride !

L’incontournable Alfred Hitchcock a frappé à nouveau. Mercredi 30 janvier, la salle du Capitole et ses cinéphiles découvrent ou redécouvrent Fenêtre sur cour, son voyeurisme, son suspens, son humour, son esthétique et, pour le plus grand bonheur des femmes : James Stewart. Plus d’un demi-siècle a passé depuis sa sortie et pourtant, lorsque les rideaux se ferment et que les lumières s’allument, la même chose se lit dans tout les regards : «  Ce Hitchcock est un génie ! »

Fenêtre sur cour, ou Rear Window en anglais, nous fait entrer dans la vie, soudainement devenu monotone, du beau et jeune photographe Jeff (James Stewart) coincé dans un fauteuil roulant. Du haut de son troisième étage, il observe. La jeune danseuse tourbillonner dans sa cuisine, le jeune couple fraichement marié consumer son amour, la dépressive se lamenter sur sa vie, et… cet homme en face. Un étrange homme que Jeff et sa petite amie Lisa Fremont (Grace Kelly) soupçonne de meurtre. Mais là ne s’arrête pas l’histoire. Audacieux, ils vont tout faire pour résoudre cette affaire, jusqu’à mettre leurs vies en danger.

Alfred se joue de nous, d’Hollywood et de ses principes du cinéma. Ces propos se confirment lorsqu’en sortant du film, j’entends murmurer mon voisin à l’oreille de son amie : «  C’est presque dérangeant, j’ai l’impression d’avoir été manipulé par Hitchcock…»

En effet, durant 112 minutes, nous sommes les marionnettes de Hitchcock parce qu’il contrôle entièrement nos sentiments, nos impressions et nos doutes, du début à la fin. On commence par trouver le voyeurisme de Jeff malsain et gênant. Puis, au fil du film, paralysés dans nos gros fauteuils rouges, les yeux attentifs aux moindres faits et gestes des voisins, nous devenons nous aussi des Jeff.

C’est donc, finalement que je vous conseille vivement ce film, qui est probablement l’un des meilleurs classiques de Hitchcock. Et si comme moi, il vous a plu, ou vous plaira, vous ne regarderez plus jamais l’appartement d’en face de la même manière.

Léa Mustaki, 17 ans, Gymnase de Morges

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