“Fenêtre sur cour” : Hitchcock nous refait le coup de la fenêtre

Rear Window, Fenêtre sur cour, en français, est un film sorti en 1954 et adapté de la nouvelle It had to be murder de Cornell Woolrich.

Jeff Jeffries, interprété par James Stewart, est un journaliste accidenté qui doit rester en chaise roulante chez lui.Il passe donc ses journées à s’ennuyer avec pour seule compagnie Stella, son infirmière, interprétée par Telma Ritter, et Lisa, une femme éperdument amoureuse de lui, interprétée par Grace Kelly. Il la trouve trop parfaite pour lui, trop mondaine pour son activité qui lui demande de voyager beaucoup.

En plus des visites de ces personnes, il trouve une autre occupation, il observe ses voisins. Il regarde leurs activités de tous les jours : il y a un couple sans enfant qui dort dehors, une danseuse qui invite des hommes tous les soirs, un musicien qui n’arrête pas de jouer du piano, des jeunes mariés, une sculptrice, une célibataire suicidaire et un couple d’âge moyen qui se dispute constamment. Une nuit où il entend un hurlement, il regarde par sa fenêtre : un de ses voisins agit très bizarrement. Le héros le suspecte du meurtre de sa femme car celle-ci a disparu. Et c’est ainsi que débute son enquête.

Pour ce film, les acteurs correspondent à leur rôle. James Stewart joue le journaliste sans faute. Il arrive a être un personnage avec un côté détestable car il traite Lisa comme si elle était juste une bête femme, mais malgré tout il est un héros que l’on apprécie. Grace Kelly interprète le rôle de Lisa à merveille puisque celle-ci est d’une grande élégance et elle joue très bien la femme moderne, indépendante et entreprenante. La réalisation est aussi bonne que le jeu d’acteur, car grâce à une scène, Hitchcock nous manipule du début à la fin, nous faisant croire que Jeff Jeffries invente tout. Nous voyons tout ce qu’il voit, et il n’a pas de preuves du meurtre.

Le film aurait pu devenir long et ennuyeux car c’est un hui-clos et l’on pourrait se dire qu’il deviendrait redondant ; mais non ! Bien évidemment, si l’on regarde ce film trop de fois, il pourrait le devenir, mais pour une première fois, on est subjugué par cette œuvre car le rythme du film est rapide et très moderne. Malgré un trucage qui a mal vieilli et que l’on peut pardonner, puisque ce film date des années cinquante, Rear Window est un classique qui reste très actuel car il parle du thème du voyeurisme et la vie dans une agglomération proche qui peut donner envie d’observer ses voisins.

Caroline Husband, 16 ans, Gymnase de Morges

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