“Fenêtre sur cour” n’a pas pris une ride

Fenêtre sur cour (1954) d’Alfred Hitchcock, avec James Stewart, Grace Kelly, Wendell Corey et Thelma Ritter.

Après Le Crime était presque parfait (1954), Alfred Hitchcock nous emmène à nouveau dans un policier à suspens en huis clos. Lors d’un reportage pour une course automobile, Jefferies se casse la jambe et se retrouve dans un fauteuil roulant. Contraint de rester chez lui, il se découvre une nouvelle activité : l’espionnage de ses voisins. La vue qu’il a depuis sa fenêtre donne sur une cour intérieure avec ses habitants, de la célibataire dépressive, à une jeune femme danseuse, au couple qui dort sur son balcon. Mais il y a un couple bien plus intéressant pour Jefferies, sa petite amie Lisa, et Stella, l’aide soignante : les Thorwald. En effet, la femme disparait et son mari s’adonne à des activités qui leur paraissent plus que suspectes… Jefferies est convaincu qu’il s’agit d’un meurtre. S’ensuit une série de péripéties qui vont mettre un peu de piment à la vie de ce photographe qui est enfermé depuis plusieurs semaines.

Rear Window
Grâce à plusieurs effets dont Hitchcock est un grand maître, le film nous captive de par le suspens ainsi que le rôle que le spectateur joue. En effet, par des ralentissements lors de scènes de baisers ou d’accélération quand le rythme est à son paroxysme (quand le héros est suspendu dans le vide par l’assassin) cela permet de varier la mesure et l’on ne peut s’ennuyer. Ensuite, le spectateur joue aussi un rôle car il est pris à témoin, lors de la seule scène que Jefferies ne voit pas, étant donné qu’il dort. Cette scène nous permet de voir que l’assassin sort avec une femme. A l’instar de Jefferies, le spectateur connait une information capitale pour l’enquête, ce qui permet au spectateur de se sentir encore plus concerné. De plus, par une technique d’économie de moyens très astucieuse, Hitchcock relate l’histoire de ce Jefferies, grâce à un travelling panoramique dans son appartement, qui nous permet de reconstituer l’histoire de ce photographe, avec un appareil photo brisé, une photo d’accident de voiture, celle d’une explosion et une couverture de magazine avec une femme.

Pour finir, l’humour ne manque pas au rendez-vous avec les signes que Lisa fait depuis la rue d’en face, le couple réveillé par la pluie et qui doit rentrer son matelas ou encore la célibataire qui s’invente un amant.

Camille Cuérel, 17 ans , Gymnase de Morges

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