“Fenêtre sur cour” pour une double première

Plutôt qu’aller voir “Hitchcock” de Sacha Gervasi, biopic très discutable, l’antenne lausannoise de la TRIBUne des jeunes cinéphiles a préféré la projection d’un des chefs-d’oeuvre du maître du suspense, “Rear Window” (“Fenêtre sur cour), proposée le 30 janvier par la Cinémathèque Suisse, dans la salle du Capitole. Ils nous proposent leurs critiques.

Fenetre_sur_courC’est la première fois que je venais au Capitole, plus grand cinéma de Suisse, et c’est aussi la première fois que je voyais un film d’ Alfred Hitchcock, considéré comme l’un des plus grands cinéastes à ce jour. Ce n’est peut-être pas une coïncidence. J’attendais donc avec impatience mais aussi avec un peu de scepticisme ce « vieux » film à suspense. Le film commence. Des stores s’ouvrent comme un rideau de scène. J’ai plutôt l’impression d’assister à une pièce de théâtre.

J’avais imaginé le film comme un thriller, avec des actions rapides et une scène de crime pleine de violence et de sang, et je me suis retrouvé surpris en bien, face à cet univers où tout est suggéré et où la banalité du quotidien des voisins nous captive comme si on était dans la peau du héros. Bien que le film m’ait paru un peu lent (on est loin des films actuels où les scènes palpitantes se succèdent sans donner au spectateur le temps de respirer), il m’a permis de mieux entrer dans l’histoire et de bien me laisser le temps de me faire ma propre opinion sur l’affaire du meurtre. Mais, là encore, j’ai été impressionné par l’adresse d’Hitchcock pour lancer le spectateur sur de fausses pistes et créer le trouble dans son imagination ; le dénouement final n’a pas été celui auquel je m’attendais et j’ai été le premier étonné de m’être laissé piéger.

En outre, il ne s’agit pas seulement d’une histoire de meurtre parce que les thématiques du voyeurisme et du mariage y sont tout aussi présents. C’est ainsi que l’on assiste depuis notre fauteuil à la représentation de différentes variantes de couples, de tous âges, de tous styles et qui sont souvent dépeintes avec humour, comme, par exemple, le couple qui dort sur son balcon et qui descend son chien tous les jours dans la cour intérieur à l’aide d’un panier suspendu au bout d’un fil. C’est ce mélange de drôlerie, de suspense, ainsi que la simplicité des moyens utilisés pour faire monter l’intrigue tout au long du film qui m’ont fait passer un moment plus prenant que ce que je pensais.

Si donc vous êtes amateurs de films à gros budget et à multiples rebondissements, ce film n’est peut-être pas fait pour vous (bien que le film vaille vraiment la peine). Par contre, si la perspective d’une soirée à regarder un film plein de subtilités dans un siège confortable vous tente, n’hésitez pas à voir Rear Window !

Niels Galitch, 16 ans, Gymnase de Morges

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