« Fenêtre sur cour » : un chef d’œuvre à ne pas manquer !

« Rear Window », nouvelle adaptée en 1954 par le célèbre cinéaste britannico-américain Alfred Hitchcock, est un chef d’œuvre sur plusieurs plans.

L’histoire se déroule à la fenêtre d’un immeuble donnant sur une arrière-cour, lors d’un été cuisant. Le personnage principal (interprété par James Stewart) est un photographe qui se retrouve coincé chez lui après un malheureux accident qui l’oblige à l’immobilité durant sept semaines. Peu habitué à rester chez lui, il trouve un peu de réconfort en observant ses voisins, assis sur son fauteuil roulant. Un jour, alors que ses voisins vaquent tranquillement à leurs activités, notre héros constate la disparition de l’une de ses voisines après avoir entendu des bruits suspects. Persuadé qu’un meurtre horrible a été perpétré, le photographe se lance, depuis son fauteuil, dans une quête aux indices pour faire éclater la vérité au grand jour.

La manière dont est tourné le film est très intéressante parce que nous ne voyons le monde qu’à travers les yeux du photographe. Tout se passe dans le cadre des fenêtres et nous ne voyons rien d’autre. Le fait que beaucoup de choses se passent en même temps ajoute un peu de piment à l’intrigue car le héros est souvent distrait. Ainsi, à cause de cela, par exemple, il loupe certains éléments qui auraient pu lui permettre de confondre le meurtrier plus tôt. Bien que nous ne quittions jamais la fenêtre du héros qui ne peut pas se déplacer, il est impossible de s’ennuyer car, à chaque instant du jour ou de la nuit, quelque chose arrive. Et lorsque, au moment culminant de l’intrigue, le meurtrier se rend enfin compte qu’il est observé et qu’il parvient à confondre le photographe au moyen d’un simple coup de téléphone, cela confine au génie. La touche d’humour de la fin est aussi très appréciée et nous démontre que les rapports homme/femme n’ont pas tant changé que cela.

Dans ce film, le thème du voyeurisme est mis en avant de façon à ne pas franchir les limites de la bienséance et pose un regard indulgent sur ces étranges voisins qui semblent aimer se donner en spectacle. Il semble les étudier et paraît même les connaître, bien qu’il n’en soit pas proche. Dans sa quête de preuves, il parvint très facilement à entraîner son amie (interprétée par Grace Kelly), ainsi que son infirmière, tandis que son ami détective ne se laisse convaincre que tardivement par des preuves concrètes. La manière dont est tourné le film, soit de façon à voir au travers des yeux du héros, nous permet de nous mettre dans la peau du photographe et de ressentir les mêmes émotions que lui. Nous nous prenons d’amitié pour ses voisins et l’envie de préserver ce havre de paix est irrépressible, même lorsque personne ne se rend compte de rien.

Charlotte Wahl, 18 ans, Gymnase de Morges

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