Serena de Susanne Bier

Le film commence sur une vue d’une cabane, lieu clos où se déroulera une grande partie de l’intrigue. Malgré la présence, dès les premières scènes, de paysages de grands espaces, ce premier plan annonce déjà le sentiment oppressant de huis clos que j’ai ressenti très fortement durant tout le film. De plus, n’ayant pas vu au préalable la bande annonce, j’ai personnellement été un peu désorientée pendant plusieurs minutes, le premier plan et les suivants ne me donnant pas assez d’informations, car trop « sobres », pour comprendre totalement le contexte du film, principalement l’époque. Peut-être est-ce un effet recherché par la réalisatrice. Si c’est le cas, j’interprèterais cela comme une volonté d’annoncer le fait que les thèmes traités et les messages véhiculés dans le film sont intemporels, donc toujours d’actualité.

Le choix du couple Bradley Cooper – Jennifer Lawrence a également été un élément perturbateur pour moi, ayant vu le soir précédent ce même couple dans le film Happiness Therapy.

Je n’ai d’ailleurs pas pu m’empêcher, dès la première apparition de Bradley Cooper, de comparer son rôle à celui dans Happiness Therapy, et je dois dire, qu’au début, le personnage de George Pemberton m’a beaucoup moins convaincue.

Mais les obstacles et l’intrigue qui se dessinent dès l’arrivée de Serena dans la vie de George m’ont pris au jeu et m’ont permis de rentrer dans l’histoire. Le choix des acteurs ne m’a plus vraiment préoccupée à partir de ce moment.

Le film montre une progression ou évolution dramatique du couple formé par Serena et George. On pourrait même dire que l’élément déclencheur de la « spirale dramatique » est la fausse couche de Serena.
Je trouve que la réalisatrice a très bien illustré ces changements à travers les différents plans du film. En effet beaucoup de plans du début du film, ont un ou plusieurs « miroir/s » qui, selon moi, montrent les changements des deux personnages et du couple en lui même suite à cette fausse couche.

Malgré un côté très prévisible des événements (comme la fausse couche par exemple), j’estime que le public est maintenu en haleine jusqu’à la fin. En effet, Serena (qui entraîne George) ne recule devant rien pour maintenir l’harmonie dans son couple, et je trouve que la seule question, le seul fait de se demander « mais jusqu’ où sont-ils prêts à aller ?» crée une forte pression et un suspens chez le spectateur.

N.M.

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