Still Alice de Richard Glatzer

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La famille plus forte que la maladie ?

Avec « Still Alice », Richard Glatzer et Wash Westmoreland signent un beau film dramatique, basé sur le sujet de la maladie. Julianne Moore joue très bien le rôle d’une femme malade qui se dégrade durant le film. Cette interprétation lui a d’ailleurs valu un Oscar.
« Still Alice » est inspiré du roman de Lisa Genova, qui raconte la vie d’Alice Howland. Cette mère de famille de 3 enfants et professeur de linguistique à l’université mène une vie épanouie et est encore pleine d’ambition, jusqu’au jour où elle se fait diagnostiquer une forme précoce de la maladie d’Alzheimer. Depuis cette annonce, lacer ses chaussures, retrouver son chemin ou encore retenir une adresse deviendra impossible pour Alice… Alors, comment parviendra-t-elle à se débrouiller et à surmonter ses pertes de mémoire ? La grande question est : ouvrira-t-elle ce fameux dossier « papillon » stocké dans son ordinateur, ce dossier qui sera d’une importance capitale tout au long du film ?
La vie de famille pour cette mère est mise à rude épreuve quand celle-ci n’arrive plus à se débrouiller seule. Sa fille ainée vient d’avoir des jumeaux et fait des études importantes, son fils quand à lui étudie la médecine et son mari à l’occasion d’obtenir un poste prestigieux s’il déménage. Dans ces conditions, qui s’occupera d’Alice ? Qui mettra sa carrière entre parenthèses pour s’occuper du membre de sa famille ? Et au fond, quel sera le rôle de Lydia, la fille cadette, celle qui n’est jamais d’accord avec sa mère au sujet de ses choix professionnels ? Et si c’était au final Lydia, la plus jeune qui restait malgré tout ? Ce serait une belle preuve d’amour qui montrerait que la famille est tout de même plus forte que la maladie.
Voilà plusieurs interrogations auxquelles les réalisateurs répondent bien, même si à la fin du visionnage, nous ressortons avec la tête remplie de questions en suspens. La mélancolie de ce film bouleversant qui mêle problèmes médicaux et problèmes familiaux est soulignée par une musique faite d’une suite d’accords de violon et de piano qui nous font ressentir le changement dramatique dans la vie d’Alice. En plus du décor aux couleurs rosées en début du film, les réalisateurs filment parfaitement les crises d’Alice en jouant sur les flous.
Malgré une fin plutôt rapide, voire oubliée,(nous aurions bien aimé voir comment l’attachante Alice finira sa vie), c’est avec plein d’émotions et de questions que nous sortons de la séance de « Still Alice ».

Elodie Ployez, École de Maturité Spécialisée de Moutier, 17 ans

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