Un dernier coup de marteau d’ Alix Delaporte

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J’ai apprécié ce film bouleversant, dur et à la fois doux et calme. La musique classique, la beauté des paysages et le bruit des vagues apaisent le film. Alix Delaporte met en scène un langage de regards impressionnant. Dans plusieurs scènes, on peut observer un malaise, parfois des questionnements ou des réponses qui se transmettent uniquement par le regard. Par exemple les moments où Victor se trouve avec sa mère ou son père. On voit également une évolution du personnage qui se bat contre les coups durs de la vie et qui s’ouvre petit à petit au monde qui l’entoure. Justement la musique incarne l’espoir pour la guérison du cancer à la fin. La musique (la Symphonie n.6 de Mahler) écoutée sur le lecteur CD de la radio par sa mère les rend heureux. On voit un beau sourire sur son visage marqué d’épuisement causé par la maladie et les problèmes financiers: tous ces problèmes disparaissent pendant un instant et les deux personnages se libèrent d’un certain poids qu’ils partagent ensemble. Ils vivent en dehors de la société, éloignés de la circulation de voitures et des gens dans un petit coin de paradis malgré les problèmes car ils sont proches de la nature, c’est leur refuge.

La scène où Victor se trouve avec sa voisine espagnole au bord de la plage est très apaisante. On se laisse bercer par la musique, le bruit des vagues, le vent, la vue sur la mer… Tout comme lui d’ailleurs. De plus, il se laisse faire par elle lorsqu’elle lui rase les cheveux, d’un côté il devient une nouvelle personne et d’un autre côté cette nouvelle coupe rappelle la maladie de sa mère (atteinte du cancer). Nous pouvons même interpréter par ce geste une manière de prendre en main son destin. Durant cette scène il n’y a aucun dialogue entre eux, une musique extra-diégétique est posée et ajoutée au chuchotement de la mer. Ce Victor ressemble beaucoup au personne principal du film ” Le gamin à vélo ” des Frères Dardenne car il est lui aussi à la recherche d’un père absent, qui n’est pas forcément ouvert à une relation père-fils.

Yasmine Bahechar, 17 ans, Collège de Candolle, Genève

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