More de Barbet Schroeder

more 2En Extase

Barbet Schroeder nous propose un mélange surprenant d’amour, d’addiction et de nouvelles découvertes dans ce film de 1969, More, relatant l’histoire d’un jeune Allemand parti en quête d’aventures en Europe. Celui-ci (Stefan) y rencontre une fille (Estelle) à Paris dont il tombe éperdument amoureux. Il la suit jusqu’à Ibiza et ils décident ensemble de vivre là-bas. Seulement, Estelle est une junkie accro à l’héroïne et c’est cela qui emmènera Stefan jusqu’à la tombe.

Les chansons, composées intégralement par les Pink Floyd, nous emmènent totalement dans ce monde psychédélique des années 60-70 et entourent parfaitement cet univers de drogue et de sexe. La transformation du personnage principal est extrêmement perturbante. En effet, Klaus Grünberg incarne très bien son rôle et sa métamorphose est frappante ! Il débute en tant que jeune homme tout à fait raisonnable qui est absolument contre la drogue et, au final, c’est celle-ci qui le détruit complètement. Le plus déchirant, c’est que Stefan aurait réellement pu s’en sortir s’il était parti à temps lorsqu’un de ses amis le retrouve à Ibiza pour l’aider.

Malheureusement, le personnage principal n’a pas trouvé la force suffisante pour le suivre et décède suite à une double dose d’héroïne. Quant à Estelle, le fait de ne pas savoir ce qu’elle devient à la fin du film provoque une très bonne attente. Cela nous permet de nous imaginer par nous-mêmes ce qui adviendra d’elle, à savoir si elle arrivera à s’en sortir, ou non.

Enfin, je pense que ce film nous parle principalement d’amour et de haine. Pas forcément entre les personnages principaux mais également entre eux et la drogue. Ils sont en extase lorsqu’ils sont sous ses effets et ils ressentent une forte émotion, une sorte d’amour, mais ils savent que cela est mal et ils vont beaucoup mieux lorsqu’ils ne sont pas soumis à elle. Il faut trouver la force nécessaire pour s’en débarrasser et se guérir. Celaa demande un énorme effort.

Cette histoire parle aussi de nouvelles expériences, peut-être que Schroeder a voulu nous mettre en garde contre les dangers de la drogue. Ou peut-être voulait-il simplement illustrer la réalité des choses dans ces années-là. Quoi qu’il en soit, c’est un film intéressant avec une histoire plutôt prenante et triste à la fois.

Adeline Robert, 17 ans, Gymnase de Morges

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