“Faire du cinéma fantastique en Suisse : la faim et les moyens”

Il fallait de la motivation et ils n’en manquaient pas ! Quatre jeunes (sur les sept inscrits) ont finalement pris part à l’atelier critique mis sur pied par le Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF) et le site d’éducation aux médias http://www.e-media.ch, propulsé par la Conférence intercantonale de l’instruction publique de la Suisse romande et du Tessin (CIIP). Samedi 2 juillet au Théâtre du Passage, on a même découvert que deux des participants avaient déjà réalisé des courts métrages prometteurs. L’un va même tenter d’entrer le concours d’entrée dans l’école de cinéma fondée à Paris par Luc Besson.

L’atelier avait été baptisé : “Faire du cinéma fantastique en Suisse : la faim et les moyens ?” Il s’agissait de mettre en évidence l’écart qui peut exister entre l’appétit de tourner (des films de genre) et les moyens de l’assouvir.

Atelier2016_Dia_Anomalia

Comment financer un film de genre en Suisse ? Vers quels guichets se tourner ? Le réalisateur Pierre Monnard a évoqué les 10 ans qu’il lui a fallu pour monter son premier long métrage, “Recycling Lily“. Et surtout l’importance de trouver un producteur de confiance. Et parce qu’il travaille aussi pour la télévision (la série “Anomalia“, c’était lui), Pierre Monnard a également dévoilé des documents aptes à susciter l’envie des décideurs : des dossiers artistiques compilant chapitre après chapitre les références visuelles d’une série ou d’un film à venir (décors, protagonistes, ambiances…). Références abondamment puisées dans des banques d’images (style Getty) et liées à des oeuvres ou à des cinéastes reconnus.

Atelier2016_OBeguinPour assouvir sa faim de cinéma, Olivier Béguin est parvenu à tourner un long métrage (“Chimères“) au même prix que son court précédent (“Dead Bones“) : 150’000 CHF. En habitué du système D, il a énoncé les astuces qui lui ont permis de monter des projets sans l’aide des instances officielles (télévision, Office fédéral de la culture), dévoilant lui aussi comment de subtiles retouches numériques ont permis de dynamiser des plans et des atmosphères.

Quatre courts métrages au programme du NIFFF 2016 avaient été sélectionnés pour les participants à l’atelier, par le programmateurs des courts du festival Loïc Valceschini. Après la projection et les quelques conseils dispensés par Christian Georges, journaliste de formation et responsable du site d’éducation aux médias http://www.e-media, les jeunes sont sont lancés dans la rédaction d’une critique. Les résultats de cet exercice pratique bouclé en moins de 90 minutes sont à découvrir ci-dessous (à l’exception d’un texte encore en phase d’affinage).

Atelier2016_exercice_pratique

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