Festival de Locarno (15) – Moi, Daniel Blake, de Ken Loach

Moi_Daniel_Blake

Ken Loach, fidèle à lui-même, continue à lutter contre les ravages de la politique publique dans ce film poigant : I, Daniel Blake qui, après avoir gagné la Palme d’or à Cannes, gagne le Prix du public du Festival de Locarno. Ce film engagé, dépeint la triste réalité à laquelle doivent faire face de nombreux Anglais qui, après un problème de santé ou à cause d’un handicap, doivent retrouver du travail.

Daniel Blake est un menuisier d’une soixantaine d’années. A la suite de problèmes cardiaques, il se voit contraint par son médecin d’arrêter de travailler. Il demande alors l’aide de l’Etat qui, entendant sa requête, le force tout de même à rechercher un emploi. Un jour, au centre de recherche d’emploi, Daniel fait la rencontre de Katie, une mère célibataire, qui à ce moment-là se fait virer du centre. Daniel vient à son aide et, grâce à cela, il se lie rapidement d’amitié avec elle et ses deux bambins. Katie vit seule avec ses deux enfants loin de sa ville natale qu’elle a dû quitter, non sans mal, pour échapper à un centre d’hébergement pour sans-abris. C’est ensemble que Katie et Daniel décident de lutter contre les tracasseries de l’Etat, s’entraidant l’un l’autre.

Ken Loach reste comme à son habitude dans une réalisation simple, sans fioritures, se voulant authentique. Mais alors qu’a I, Daniel Blake de plus que ses autres films ? Pourquoi a-t-il aussi bien fonctionné ? N’ayant vu que Sweet Sixteen comme autre film de Ken Loach, la comparaison se fera avec ce film. Sweet Sixteen décrit la vie d’un jeune homme, qui pour offrir une belle vie à sa mère en prison, deale de la drogue.

Le succès populaire de I, Daniel Blake réside dans les personnages. Premièrement, ils sont foncièrement bons, contrairement à Sweet Sixteen, où la mère toxicomane est en prison et l’enfant vend des cigarettes, pour ensuite aller jusqu’à dealer de la drogue. Daniel Blake a eu un accident qui aurait pu arriver à n’importe qui. Avec des personnages « angéliques » Ken Loach a donc conquis le public de la Piazza Grande. Les protagonistes des deux films se battent contre leurs malheurs : mais si dans Sweet Sixteen, le personnage principal pour se tirer d’affaires passe des cigarettes à la cocaïne, Daniel Blake, lui, décide d’aider une autre personne, elle aussi dans un cas similaire au sien. Finalement, que ça soit dans I, Daniel Blake ou Sweet Sixteen la force de Ken Loach est de réussir à rendre le spectateur compatissant envers les personnages.

I, Daniel Blake est un film émouvant, dans la lignée des chefs-d’œuvre de Ken Loach, mettant en évidence un problème sociétal. A la fois simple, et touchant, parfois drôle I, Daniel Blake a su faire craquer le public de la Piazza Grande et continuera sûrement à en faire craquer de nombreux autres.

Marco Labagnara, 18 ans, Gymnase de Morges

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