SULLY, de Clint Eastwood – Une histoire qui ne méritait pas un film

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Nouveau film du réalisateur états-uniens Clint Eastwood, Sully retrace le court moment de la vie du pilote Chesley Sullenberger, lorsqu’il posa miraculeusement un avion sur le fleuve Hudson en 2009.

Dès l’ouverture, le son annonce la couleur. Directement, le spectateur est immergé dans l’action avec une scène d’un crash d’avion dans les bâtiments de New York. Il s’avérera que ce n’était qu’un rêve de Sullenberger qui, grâce au montage, permet directement d’installer l’élément de la crise post-traumatique du 11 septembre qui traversera le film. Sully utilise à plusieurs reprises cette technique pour présenter la psyché du personnage. Cela permet notamment de montrer choc qu’a subi Sullenberger ou les doutes qu’il porte.

Une critique légère de la société

Un aspect positif du film est qu’il remet en question la société qui nous entoure. Par exemple, la télévision et son système sont tournés en dérision afin de critiquer la recherche infinie de sensationnalisme qui fausse et trouble le spectateur. Aussi, le thème du besoin d’un héros pour l’Américain lambda est très présent : nombre de fois Sullenberger se fait embrasser et le mot héros est très souvent utilisé.

Une histoire trop légère et vide pour en faire un film de 90 minutes

Mais hélas, l’histoire n’a pas assez de contenu pour en faire un film de 1h30 et cela se remarque dans le remplissage forcé des vides du métrage (et d’ailleurs Sully est le film le plus court de Clint Eastwood). Nous pouvons citer comme exemple la surutilisation de la scène du crash qui apparaît plus de quatre fois dans le métrage !  Certaines scènes font absolument tache, notamment la scène maladroite de l’enfance de Sullenberger qui amorce une introduction et ne la finit pas. Aussi ce syndrome se remarque dans la scène finale du procès où un simple échange entre Sullenberger et les juges suffit à l’acquitter alors que tout le film repose là-dessus ! Peut-être que cette histoire était trop maigre pour en faire un film.

Julien Beaud, Gymnase français de Bienne, 18 ans

Warner Brothers a généreusement offert des billets à la TRIBUne des jeunes cinéphiles pour ce film

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