La La Land, de Damien Chazelle – La gloire du passé ressuscitée

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Suite à Whiplash, Damien Chazelle poursuit sa lancée musicale avec son nouveau film, La La Land. Ce long métrage a déjà remporté sept Golden Globes et s’annonce bien parti pour les Oscars.

Le film nous raconte comment Mia et Sebastian cherchent à accomplir leurs rêves, respectivement de devenir une comédienne de renom et d’ouvrir un club de jazz à l’image de l’époque. Ceci tout en essayant de maintenir la relation amoureuse qu’ils entretiennent. C’est avec les compositions musicales de Justin Hurwitz et les chorégraphies de Mandy Moore que nous suivons cette quête aux allures impossibles.

Chazelle se replonge ici dans un genre dont l’âge d’or est plus que dépassé : la comédie musicale. C’est ainsi que La La Land, explosant pourtant de couleurs vives et lumineuses, se retrouve finalement teinté d’un voile nostalgique. Car si le choix entre amour et carrière est présent tout au long du récit, ce n’est pas l’unique dilemme que propose La La Land. Tout comme Sebastian qui peine à se détacher de l’époque où le jazz était roi, le film semble rendre un hommage mélancolique au temps où Hollywood régnait sur le 7ème art. Entre le club de jazz mythique transformé en bar à tapas et la projection de La fureur de vivre qui est interrompue par la pellicule brulée, l’histoire d’amour de Mia et Sebastian est accompagnée d’une constante désillusion face à un passé qui ne retrouvera jamais sa grandeur.

La La Land n’est donc pas seulement l’histoire d’amour entre deux rêveurs, mais aussi celle de Chazelle pour le jazz, le cinéma et les comédies musicales. Le film réussit grandement ces différents hommages, notamment grâce à ses scènes musicales dont la réalisation sublime chaque instant. De plus, il serait injuste de ne pas citer Emma Stone et Ryan Gosling, qui livrent ici une de leur plus belles performances.

Damien Chazelle réussit donc à redonner vie à la comédie musicale, tout en sachant que son apogée appartient au passé. Pourtant les sept Golden Globes obtenus (du jamais vu encore !) prouvent que le genre a encore sa place aujourd’hui.

Delphine Rieben, Gymnase français de Bienne, 20 ans
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Le distributeur Ascot Elite a offert des places à la TRIBUne des jeunes cinéphiles pour ce film.

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