La La Land, de Damien Chazelle – Une scène d’ouverture époustouflante

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C’est dans une situation que tout le monde a vécue un jour ou l’autre que commence le film de Damien Chazelle : les embouteillages. Nous sommes alors témoins d’une danse parfaitement chorégraphiée sur une musique entraînante et de différentes cascades, le tout filmé dans un plan séquence plutôt impressionnant. Ce genre de séquence nous rappelle les comédies musicales d’autrefois, avec leurs danses simplement incroyables, leurs chants à couper le souffle et l’effort investi autant par le réalisateur que par les acteurs, les caméramen et toute l’équipe technique sur le tournage. Au premier abord, on se demande à quoi sert cette scène sur l’autoroute, qui ne semble n’avoir aucun lien avec le film qui suit. Mais je pense que c’est un excellent début de film car il nous donne le sourire et nous met directement dans l’ambiance, nous donnant presque envie de nous lever dans la salle pour danser avec les acteurs. Puis, lorsque la musique finit, tout le monde retourne dans sa voiture, et à la triste réalité de sa vie où, dans la rue, tout est morne et triste. Nous calmant aussi nous, les spectateurs.

Pour le reste du film, nous suivons la vie d’une jeune passionnée de théâtre et de cinéma et d’un pianiste fan de jazz qui n’accepte pas que ce style musical se meure et ne trouve plus que peu d’adeptes et de gens s’y intéressant. Nous suivons leurs parcours, leurs attentes et leurs déceptions et surtout l’histoire d’amour qui les relie. Un amour complice, joueur, de ceux qu’on aimerait tous avoir le plaisir de vivre. Le couple formé dans ce film n’est pas sans nous rappeler les duos de l’âge d’or des comédies musicales tel que Fred Astaire et Ginger Rogers, et bien d’autres.

Personnellement j’espère que ce film donnera envie à d’autres réalisateurs et à d’autres producteurs d’en créer et que la comédie musicale reviendra au goût du jour. Car c’est un genre qui donne le sourire et qui fait en sorte que nous nous sentions mieux. Lorsqu’on est un peu triste ou sans motivation, une bonne comédie musicale, des anciennes jusqu’aux plus récentes, nous rend joyeux et peut facilement nous toucher par la beauté de l’histoire, les chants, les chorégraphies et les émotions des personnages.

Igor Viana Rodrigues Costa, Gymnase français de Bienne, 16 ans

Le distributeur Ascot Elite a offert des places à la TRIBUne des jeunes cinéphiles pour ce film.

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La La Land, de Damien Chazelle – Le rêve réalisable

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Après la victoire aux Golden Globes et un box office qui totalise à ce jour plus de 120 millions de dollars dans le monde entier. La La Land fait déjà fureur alors qu’il n’est sorti qu’en fin décembre aux Etats-Unis. En regardant le casting choisi pour le film et l’énorme succès de Whiplash, il n’est pas difficile comprendre pourquoi tant de gens se sont déplacés au cinéma pour voir le nouveau long-métrage de Damien Chazelle. Cependant, contrairement à ce que beaucoup pourraient penser, le film plaît non seulement au grand public mais aussi aux critiques. La preuve : les Golden Globes sont remis par une association de journalistes.

La question se pose : pourquoi ?

La La Land débute par un travelling latéral au milieu d’une autoroute fortement occupée par des voitures et leurs conducteurs énervés. En l’espace de quelques secondes, nous assistons à un chamboulement dans l’attitude des personnages et sommes entourés par une performance délirante de danse et chant, mise en valeur par un plan séquence (même s’il s’avère trafiqué). Ces quelques minutes nous laissent déjà entrer non seulement dans le genre du film, mais aussi dans ce Los Angeles un peu différent imaginé par Chazelle.

La suite de cette comédie musicale tourne autour de deux futurs amants qui poursuivent deux rêves distincts. Sebastian (Ryan Gosling) cherche à créer son propre club de jazz où les puristes et les novices peuvent apprécier cette musique et même la faire revivre. D’un autre côté, Mia (Emma Stone) rêve de marcher dans les pas de sa tante en devenant actrice et en quittant ce comptoir où elle peut seulement admirer tout ce qu’elle veut devenir.

Le réalisateur crée un monde propre à ces personnages, un monde entre leurs rêves et la réalité. Pour cet effet, nous nous retrouvons souvent dans des endroits retro (comme un cinéma qui projette des anciens films ou tout simplement la chambre de Mia décorée avec des posters de l’âge d’or hollywoodien). Ces lieux sont nuancés par la réalité électrique et même parfois électronique de la ville des anges, représentée par quelques plans très rapides et la présence des smartphones attendant des appels pour des auditions.

Cette variation donne à l’œuvre une touche de modernité qui rend la comédie musicale moins effrayante pour un spectateur peu habitué aux productions classiques des années 30 à 50, mais elle garde aussi quelque chose pour ceux qui sont au contraire des grands fans du genre.

Ce qui peut gêner, ce sont tout de même les ellipses quelques fois précipitées, ces cadres qui coupent malheureusement certains pas de danse lors des numéros de groupe.

Au-delà de la mise en scène rafraîchissante et des références nostalgiques, la principale raison pour laquelle le film fascine reste son sujet principal : le rêve et sa mise en valeur. Damien Chazelle utilise la comédie musicale de la même façon dont elle est utilisée dans Chantons sous la pluie de Stanley Donen et Gene Kelly.

La présence de numéros extra-diégétiques où nous nous trouvons dans l’imaginaire des personnages au travers d’une chanson, atteint ce que beaucoup pensent que seule la science-fiction ou le fantastique peuvent : nous faire partir dans une autre dimension et nous ramener, un peu tristement, à la réalité.

Ce retour arrive lorsque les personnages se rendent compte qu’ils ne pourront pas arriver à leurs buts sans laisser tomber la principale chose qu’ils ont en commun.

Certes, La La Land montre que dans la vie il faut faire des sacrifices, cependant, il montre également qu’il faut bien rêver pour avoir quelque chose pour lequel cela vaut la peine de se sacrifier. Après tout, qui n’a jamais rêvé ? Ne sommes pas nous tous des idiots qui rêvent ?

Salma Romero, Gymnase français de Bienne, 17 ans
Salma Romero

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La La Land, de Damien Chazelle – Une joyeuse nostalgie

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Au vu des 7 Golden Globes que La La Land a raflés et du succès qu’il a rencontré auprès du public, la recette du film semble fonctionner. On y suit Mia (Emma Stone), une jeune comédienne qui rêve de succès à Hollywood, et Sebastian (Ryan Gosling), un musicien qui veut ressusciter le jazz, dans un Los Angeles très nostalgique.

La nostalgie, justement, est très présente dans le film. Déjà dans la façon d’aborder la comédie musicale, qui rappelle bon nombre de classiques de l’âge d’or du cinéma hollywoodien, comme Chantons sous la pluie par exemple. La première scène du film montre très bien cet hommage, une longue scène de danse et de chant avec des personnages vêtus de manière retro.

Les passions des personnages sont également empreintes de nostalgie. Mia est passionnée par le cinéma d’une autre époque, en témoignent les nombreuses affiches d’actrices et de films qu’on peut apercevoir sur les murs de sa chambre. Elle travaille comme serveuse dans un café, et enchaîne les castings sans jamais décrocher de rôle. Sebastian, lui, rêve d’ouvrir un club de jazz. Il ne veut pas entendre parler de nouvelles formes de cette musique, il reste très ancré dans un style plus ancien. Des personnages avec une vraie identité, qui forment un duo qui fonctionne très bien.

Bien que l’intrigue se passe à notre époque, comme en témoignent notamment les smartphones ou encore les voitures présents dans le film, Damien Chazelle, le réalisateur, nous montre un univers très nostalgique. Les affiches dans la ville, la voiture de Sebastian, le look des personnages nous rappellent étrangement les années 1950. Le mélange des deux époques fonctionne, à voir le beau film que Chazelle a réalisé.

Le film, très coloré, joue sur les codes de la comédie musicale et le réussit plutôt bien. Chazelle a réussi à faire un film original, avec de superbes musiques. En bref, il ne vous reste qu’une chose à faire : courez au cinéma savourer cette belle histoire !

Lucie Bugnon, Gymnase français de Bienne, 17 ans
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La La Land, de Damien Chazelle – La mélodie des rêveurs

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La La Land met en avant un monde nostalgique et nous raconte l’histoire de deux passionnés, l’un de jazz et l’autre de films, vivants comme des rêveurs. Ces deux personnages évoluent dans leur univers retro et l’histoire mélange la vie réelle et le rêve.

Le fil rouge du film n’est autre qu’une mélodie. Elle apparaît à certains moment précis, comme par exemple lors de la rencontre entre Mia et Sebastian. Le spectateur va sûrement réaliser que cet air sera souvent repris, pas seulement au piano, comme au début du film, mais est aussi revisité avec différents styles dont le jazz. Un point fort du film est aussi la manière dont cette musique est utilisée : elle change de rapport, d’extradiégétique dans un premier temps, elle s’intègre ensuite à la diégèse, ou le contraire. Parfois, elle s’interrompt brutalement pour souligner une cassure dans l’histoire. La première fois que le thème est entendu, c’est lors de la rencontre des deux personnages. Il s’agit d’une des scènes les plus mémorables de La La Land car elle dévoile un des points communs du couple : la volonté de vivre leurs rêves. Tout porte à croire que cette musique représente le lien entre rêves et réalité et toutes les difficultés qu’il faut surmonter pour réaliser les premiers, mais la fin du film donne une autre facette à cette mélodie : elle montre les sacrifices que l’on doit faire pour suivre nos rêves. Sans en révéler la nature, la conclusion s’avère incroyable ! Elle mélange la nostalgie des personnages et du réalisateur par rapport au jazz et aux vieux films mais montre que rien n’est éternel et qu’il ne sert pas à grand-chose de rester bloqué dans le passé.

Laetitia Peng , Gymnase français de Bienne, 18 ans

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La mia vita da Zucchina, di Claude Barras – Icare impara a volare

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La mia vita da Zucchina è un film d’animazione profondo, triste, che riscalda il cuore sia ai più giovani che agli adulti.

Icare, soprannominato Zucchina, è un bambino che vive da solo con sua madre, una donna alcolizzata che non si prende cura di lui. In seguito a un incidente domestico, la madre muore e il bambino viene spostato in un orfanotrofio. Qui Zucchina fa la conoscenza di altri bambini che, come lui, ognuno per un motivo differente, non possono stare con i loro genitori. Poco dopo il trasferimento di Zucchina, arriva anche Camille a fare parte del gruppo: tra i due bambini nascerà un forte legame affettivo. Il poliziotto che si è occupato del caso di Zucchina, si affeziona molto al bambino e lo segue nel suo percorso di crescita. Alla fine del film egli adotta Zucchina e Camille, nonostante la zia di quest’ultima, interessata solo al denaro, cercherà di impedirlo.

Ho trovato La mia vita da Zucchina un film d’animazione bellissimo, emozionante e profondo; sono rimasta sorpresa dai temi trattati e dallo spessore psicologico dei personaggi.

I temi proposti nel film concernono l’abbandono e la fase successiva a questo, la ricostruzione dell’individuo.

Zucchina e gli altri bambini, per motivi differenti, non hanno più una famiglia tradizionale, composta da una madre ed un padre. Questa situazione influisce sulla personalità di ogni bambino in modo diverso per ognuno: ad esempio Simon si comporta da prepotente, mentre Alice è taciturna. Fra i bambini c’è chi ha capito dove si trova e chi sembra vivere invece in un altro mondo. Nel profondo di ogni bambino vi è un vuoto che è possibile colmare stando insieme e creando una famiglia grazie, anche al prezioso aiuto degli insegnanti dell’orfanotrofio: per questo motivo i bambini sono estremamente legati fra di loro e verso chi li segue. Le storie dei ragazzi affrontano crude realtà che sono raccontate con la semplicità dello sguardo di un bambino. Nel film niente è esplicito, esattamente come nella mente di un bambino a cui sfuggono i numerosi dettagli del linguaggio dei grandi. Ciò rende la storia più dolce e divertente e permette allo spettatore di immedesimarmi a pieno nel punto di vista dei ragazzi.

La fotografia del film è magica, i colori sono quelli di una scatola di matite, dai capelli blu di Zucchina al pullover rosso fuoco di Simon. Ogni cosa che figura nello schermo è curata nel minimo dettaglio: i giocattoli, i disegni, i libri, le magliette e il risultato è un’ambientazione magnifica. L’aspetto dei personaggi è reso unico grazie alla loro grande testa, al loro naso rosso oppure ai grandi occhi colorati. Inoltre ho trovato molto interessante la scelta di colorare i personaggi in maniera realistica, invece nel caso di Zucchina sono stati utilizzati dei colori artificiali, come ad esempio il blu per i suoi capelli.

I dialoghi sono semplici e divertenti, essi sono leggeri poiché i protagonisti della storia sono i bambini e il loro modo di parlare o pensare è prevalentemente disinvolto. La musica del film è molto dolce e come ogni elemento visivo e sonoro, richiama l’infantilità.

La scena che mi è piaciuta di più in assoluto è stata quando, mentre i bambini stanno giocando nella neve, d’un tratto rivolgono la propria attenzione verso una madre che aiuta il proprio figlio, il quale si è appena fatto male con gli sci. In seguito, nella ripresa successiva, appare il gruppo di bambini rattristito e spaesato da questa scena di affetto tra una madre e il proprio bambino, accompagnato da un momento di staticità, di vuoto senza musica. Questa scena statica, senza alcun dialogo, rappresenta lo stato d’animo dei ragazzi di fronte al grande abisso dell’abbandono e della mancanza di affetto di una madre e di un padre.

Un’altra cosa che ho trovato interessante è il mistero del soprannome di Icare, infatti nel film non viene mai rivelato la provenienza del nomignolo Zucchina.

In conclusione La mia vita da Zucchina è sicuramente un film da andare a vedere e da gustare, cercando di cogliere i dettagli minuziosi e soprattutto il punto di vista del bambino.

Anna Simonetti, 19 anni, Liceo Cantonale di Lugano 2.
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La mia vita da zucchina, di Claude Barras – Trovare il bello in tutto, nonostante non tutto sia bello

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La Mia Vita Da Zucchina (titolo originale Ma Vie De Courgette) è un film ispirato al romanzo di Gilles Paris, Autobiografia di una zucchina.

Il film racconta di un ragazzino, Icare, senza padre – scappato con un’altra donna – e senza madre, che viene mandato in un orfanotrofio dove incontra tanti altri bambini come lui. Icare, nonostante la madre lo maltrattasse e fosse un’alcolizzata, vuole essere chiamato come lo chiamava lei: Zucchina. Un giorno arriva una nuova bambina all’orfanotrofio: Camille. In poco tempo Zucchina e Camille diventano grandi amici e la ragazzina aiuta a riportare una ventata di autostima e felicità nei bambini dell’orfanotrofio. Un giorno il poliziotto che si è occupato del caso di Zucchina decide di adottare il protagonista e Camille. Ma la zia della bambina non vuole, poiché nel caso in cui Camille non fosse più sotto la sua responsabilità, non riceverebbe più i soldi che le dà lo stato per poterla mantenere. In fine, con l’aiuto degli altri bambini dell’orfanotrofio, i due riescono ad andare a vivere dal poliziotto che li accoglie con tanto amore.

Il film è molto emozionante, fin dal duro inizio: assistiamo subito al momento in cui Zucchina urta per sbaglio la madre, che lo vuole picchiare, uccidendola. I ragazzini che si trovano all’orfanotrofio hanno avuto esperienze orribili: Camille ha visto i suoi genitori uccidersi a vicenda, un’altra bambina ha subito violenze dal padre, e così via. L’aspetto originale del film è che questi temi vengono visti e presentati con gli occhi di un bambino di circa 9 anni. Si percepisce quindi spesso l’ingenuità nell’affrontare temi come per esempio quello del sesso, del maltrattamento dei bambini, degli stupri, dell’alcolismo e dell’immigrazione.

La banda di ragazzini nell’orfanotrofio è molto diversificata: c’è quello nuovo, c’è il capo della combriccola, c’è quella che non parla mai, quello grassetto, quello timido ecc. La cosa interessante è che pur essendo tutti diversi si aiutano collaborando: per esempio aiutano Camille a liberarsi della zia.

La parte tecnica, curata anche dal direttore dell’animazione Kim Keukeleire, che ha lavorato per registi come Wes Anderson e Tim Burton[1], è impressionante. Il film è realizzato con la tecnica stop-motion: le marionette di circa 25 cm[2] e gli oggetti di scena vengono spostati di un millimetro, o poco più, manualmente nel set in scala e ogni volta viene fatta la foto. Una volta messe una dopo l’altra si ottiene un effetto di continuità nel movimento dei personaggi e degli oggetti. I movimenti dei personaggi sono molto fluidi e realistici, i set sono molto particolari, fantasiosi e minimali.

Il film mi è piaciuto davvero tanto. Accosta continuamente momenti tristi e malinconici a momenti simpatici e ironici. Per un’oretta viviamo con la mente di un bambino che ci insegna, attraverso la sua storia, che anche se va tutto male, si può trovare un po’ di speranza e andare avanti grazie agli amici. Zucchina, come tutti i bambini presenti nell’orfanotrofio, è molto spontaneo, ingenuo e sincero. La storia di questo ragazzino sembra una favola con uno stupendo finale, ma con all’interno tantissime emozioni. Guardando il film si prova anche una punta di malinconia per l’infanzia, quando si trovava il bello in tutto, nonostante non tutto fosse bello.

L’aspetto che mi è piaciuto di più è che ai ragazzini della storia non importa particolarmente cosa sia loro successo in passato, cosa abbiano provato, come pensano di superare la situazione: vivono il presente e sanno che gli amici e il tempo guariscano le loro ferite. Solo un personaggio vuole sapere il motivo per cui gli altri suoi coetanei si trovano lì, infatti lui è il ragazzino che nasconde le proprie paure e fragilità agli altri e verso la fine del film, grazie ai suoi nuovi amici, riuscirà a esternarle e a curarle.

La storia è molto attuale: grazie all’ingenua e sincera mente di 7 ragazzini La mia vita da zucchina insegna a collaborare, ad aiutarsi l’un l’altro, a essere sinceri e fidarsi dei propri amici, così da poter aiutare se stessi e chi ci sta intorno.

[1] http://www.teodorafilm.com/wp-content/uploads/2016/11/LA-MIA-VITA-DA-ZUCCHINA-Pressbook-ITA.pdf

[2] http://www.teodorafilm.com/wp-content/uploads/2016/11/LA-MIA-VITA-DA-ZUCCHINA-Pressbook-ITA.pdf

Leonardo Bernasconi, 18 anni, SCC Bellinzona

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La mia vita da Zucchina, di Claude Barras – La marionetta dai capelli blu più fortunata del mondo!

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Ci si imbatte molto facilmente in film sull’adozione, sulla vita difficile di un bambino all’orfanotrofio, sulla solitudine. In questo stop-motion di Claude Barras però queste caratteristiche non sono noiose, né ripetitive, né già viste: sono semplicemente emozionanti e delicate. Grazie ai visini dolci, così grandi e senza troppe espressioni delle marionette, siamo noi a crearci le emozioni, dentro di noi.

Il luogo comune dell’“orfanotrofio come gabbia nella quale si è relegati e si sta male” viene distrutto da quest’opera, l’istituto diventa un logo di raduno, di amicizie, di felicità e svago, con festicciole e divertenti giochi di squadra.

Questa storia, essendo raccontata tramite marionette, ci tocca apparentemente poco nella prima parte del film, ma andando avanti ci affezioniamo talmente tanto a quelle piccole figure magroline e deboli che rischia di scappare una lacrima.

La storia in sé procede lentamente, quasi volesse farci percepire ogni singolo dettaglio, ogni singolo tratto della scenografia, della costumistica dei personaggi, dei loro movimenti facciali, ma questo non va a influire negativamente sullo spettatore. Uscendo dalla sala ho sentito un uomo che rivolgendosi alla moglie diceva: “Beh, un po’ lento e noioso con tutte le marionette con la testa che sembra un pallone…”. La scelta di dare così importanza alla faccia, alle espressioni invece è molto azzeccata: se pur minime le espressioni ci sono e sono indispensabili. Ingrandire la marionetta e dare al corpo la stessa importanza che è stata data alle espressioni facciali sarebbe stato un errore, o più che altro una dispersione di quello che le marionette vogliono esprimere allo spettatore.

Poche parole quindi per descrivere questa fantastica storia della “marionetta dai capelli blu” e dei suoi amici, bambini che, pur avendo perso i genitori o essendo stati abbandonati da loro, riescono a ricostruirsi una vita, nella quale possono essere felici e spensierati e non oppressi da un futuro cupo e distruttivo.

Edoardo Nerboni, 18 anni, Conservatorio Internazionale di Scienze Audiovisive (CISA)
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