Human Flow, de Ai Weiwei – Les individus, plutôt que la vague

Authentique et riche en émotions, le documentaire Human Flow, réalisé par Ai Weiwei, retrace les moments vécus par des peuples de différents coins du monde en situation d’exil. Certains fuient la guerre, d’autres la persécution ou encore les avenirs sans espoir pour des contrées plus sereines. Ce documentaire offre également un regard sur les populations prisonnières de leurs propres terres comme c’est le cas dans la bande de Gaza.

Ai Weiwei met en avant la réalité semée d’embûches de ces prisonniers des frontières en alternant entre des scènes silencieuses remplies de symbolisme, des citations de poètes et des témoignages d’hommes, de femmes et d’enfants. Il réussit à capturer les émotions à l’état brut, les instants d’insécurité et de désespoir tout comme les instants de soulagement et d’optimisme. Il touche les spectateurs en dévoilant des familles qui parviennent à atteindre la Grèce après avoir traversé la Méditerranée, des mères qui apprennent que les frontières qu’elles comptaient franchir ont été fermées, des pères qui ont perdu des membres de leur famille, des jeunes qui se sentent comme enfermés dans une prison à ciel ouvert. Les tracas de leur quotidien sont présentés en tant que matière première sur les écrans : rien n’est transformé ou masqué.

Quant au côté technique, Ai Weiwei joue brillamment sur les contrastes entre le silence et le vacarme. Les scènes filmées avec des drones survolant les camps de réfugiés ou les bateaux en pleine mer, donnent l’impression que les migrants sont de minuscules fourmis qui se déplacent d’un point à un autre. Le silence et la hauteur soulignent le côté inhumain et distant de la situation. Quant au vacarme, plus proche de la terre, il ancre le spectateur dans la réalité du quotidien des migrants. Les longs plans sur les visages représentent toutes les émotions qui ne peuvent être exprimées. Le bémol du documentaire est son côté inégalitaire. Le problème des uns ne sont pas comparables à ceux des autres. Des réfugiés dans un camp en Europe ne vivent pas dans les mêmes conditions que ceux qui logent dans des camps non-officiels au Moyen-Orient. Cependant, Human Flow propose une image globale qui dénonce l’hostilité des frontières et qui rassemble ces différents récits de vie.

C’est bien sûr dans un cadre politique fortement contemporain que se situe ce documentaire. Ai Weiwei a souhaité redonner de la dignité à ces personnes en situation d’insécurité et d’errance identitaire. Le documentaire pousse à reconsidérer la situation des réfugiés à partir de leurs points de vue respectifs et personnels et non à partir d’un angle purement statistique les mesurant comme on mesurerait le flux d’une rivière. Dans une séquence, il a été prononcé qu’un seul être humain renfermait en lui-même plusieurs univers. Ce documentaire veut tout simplement attribuer de l’importance aux parcours individuels et considérer les réfugiés pour ce qu’ils sont : des individus et non pas une vague déferlante.

Olivia Leuenberger, 19 ans

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Human Flow, de Ai Weiwei – Subjectif ou objectif ?

Human Flow est un documentaire d’une importance extrême, très bien réalisé et nécessaire pour notre société actuelle qui devrait ouvrir les yeux. Mais est-ce que le réalisateur, Ai Weiwei, est objectif dans son documentaire ? Est-il seulement possible de ne pas être subjectif lors de la réalisation documentaire, surtout s’il touche à des sujets aussi sensibles que l’est la migration ?

Il est vrai que les avis sont très tranchés vis-à-vis des grands sujets sociétaires tels que celui décrit et démontré dans ce film : la migration. Si le spectateur, dans ses convictions personnelles, se trouve dans l’une ou l’autre des extrêmes – pro ou anti -, il y verra une subjectivité. Il est vrai que le réalisateur a un parti pris, car il accompagne les migrants dans leur combat, il recueille leurs témoignages et son but est de dénoncer les conditions désastreuses dans lesquelles les migrants “voyagent”, vivent et meurent.

Cela paraît effectivement compliqué de décrire et de décrypter en toute objectivité la migration. L’initiative de Ai Weiwei est de voyager au cœur des migrants et ce choix rend toute objectivité pratiquement impossible. En effet, il a été témoin de trop nombreuses épreuves vécues par les migrants, des épreuves toutes plus difficiles les unes que les autres, dans lesquelles la mort est omniprésente. Par conséquent, il est compliqué de ne pas vouloir prendre la défense des migrants, ce qui est à mes yeux tout à fait sensé et compréhensible.

Pour contrebalancer les voix des migrants, Ai Weiwei a introduit dans son documentaire des interviews de différents politiciens et politologues. Leurs avis sont variés et pertinents mais ces gens n’ont pas vécu la migration, ils n’ont pour la plupart pas côtoyé personnellement les migrants. Cependant, leurs témoignages et leurs analyses ajoutent de la substance et une part d’objectivité au documentaire.

Ai Weiwei a réalisé un magnifique documentaire, montrant le périple des migrants qui fuient, parfois au prix de leur vie, les conflits qui sévissent dans leur pays d’origine. Il a pris la décision de montrer presque uniquement le point de vue des migrants, mais cette décision est sensée et justifiée. Le documentaire est certes en partie subjectif par la volonté d’Ai Weiwei de ne montrer qu’un côté du problème, mais il est objectif dans sa réalisation : il ne force personne à parler, il ne dit pas aux migrants ce qu’ils doivent dire face caméra, il ne fait que filmer une dure réalité, sans filtre.

Ismael Montandon – 19 ans

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Human Flow, de Ai Weiwei – Le ressenti du spectateur face au film

Human Flow est un documentaire qui plonge dès le départ son spectateur dans le sérieux d’une thématique actuelle grâce au son ainsi qu’aux premiers plans en vue aérienne, montrant l’arrivée pénible par bateau de réfugiés syriens, afghans ou encore turcs sur une plage grecque. En effet, les premières scènes mettent le public dans le vif du sujet et le rapprochent des migrants pour qu’il puisse mieux réaliser le quotidien de chacun d’eux. Il y a différents types de plans dans ce film. Soit des plans stables tournés à l’aide d’une caméra professionnelle, soit des plans filmés avec un téléphone embarqué, soit des plans pris par le biais d’un drone et qui apportent une vue globale de la situation dans les camps ou de l’environnement climatique. Grâce à ces variations de plans, le public peut passer par différents ressentis.

Les plans tournés à l’aide d’une caméra professionnelle permettent aux spectateurs de se sentir au cœur du sujet et aux côtés des migrants. Ils en appellent, d’une certaine façon, aux sentiments humains, notamment lorsqu’un homme ou une femme est interviewé pour s’exprimer sur son ressenti et son vécu face à cette situation. Certaines scènes sont poignantes et réalisées avec un arrêt sur image ou un ralenti, ce qui permet au public de ressentir la gêne, la tristesse, la colère ou la joie vécue par un migrant. Ce premier type de plan est de manière générale accompagné d’un son clair, compréhensible et agréable à écouter. Cette musique permet de faire passer efficacement les sentiments voulus et de mettre en contexte les spectateurs.

Les plans réalisés avec un téléphone sont instables, en mouvement et peuvent engendrer du stress ou de l’incompréhension. En effet, au début de ces séquences, les circonstances de tournage semblent dangereuses et inspirent la crainte comme si le réalisateur était poussé à filmer en cachette. Ceci peut alors amener le spectateur à se sentir déboussolé. Les scènes tournées avec ce deuxième type de plan sont courtes. Elles sont accompagnées d’un son moins clair et moins compréhensible, ce qui extrait d’une certaine manière le public du contexte et peut le mettre mal à l’aise.

Les plans pris par le biais d’un drone ont une belle esthétique, ils sont contrôlés et choisis, contrairement aux autres scènes qui sont spontanées et prises sur le vif. Ces plans en vue aériennes permettent au public de prendre de la distance avec la peine et les fléaux des immigrés. Elles apaisent le spectateur et le rendent contemplatif. Les scènes prises par ce dernier type de plan, sont muettes ou accompagnées d’une musique calme et épurée, ce qui accorde un temps de répit au spectateur face aux émotions que peuvent lui apporter certaines scènes.

Ses trois manières de filmer ont permis au réalisateur de créer une organisation dans ce documentaire. Il y a une certaine chronologie dans la mise en place des scènes : une séquence débute souvent par une vue aérienne ou un plan filmé par une caméra professionnelle afin de rester sérieux et crédible, puis la séquence continue avec une prise de téléphone portable ou la caméra est intégrée soit dans le but de montrer un sujet sérieux soit dans le but de faire rire le public pour le détendre face à un sujet triste précédemment évoqué. Ensuite, il y a également l’apparition d’un plan pris par le biais d’un drone, qui marque soit le début ou la fin d’une séquence et permet de mettre une distance avec le sujet. Parfois certaines séquences montrent l’envers du décor et les aléas qui peuvent survenir lors d’un tournage, ce qui est intéressant car ça permet au public de se rendre compte du travail que représente la réalisation d’un tel film. Ce documentaire tente de toucher la conscience des téléspectateurs afin qu’ils voient le côté humain et non économique de la situation migratoire actuelle. Le tout, en respectant les valeurs humaines et en tentant de rester objectif.

Heimmy Dubov, 19 ans

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Human Flow, de Ai Weiwei – Soyez humain !

Human Flow est un film documentaire tourné en 2016 et réalisé par Ai Weiwei qui parle des flux de migrants à travers la planète. Aujourd’hui encore, des migrants quittent tous les jours leur pays natal pour fuir les conditions de vie précaire, la famine, la guerre et la répression. En effet, le 31 mars dernier, les journaux relataient les affrontements armés dans la bande de Gaza, dix-sept Palestiniens ont été tués et pas moins de mille quatre cents autres blessés par des tirs israéliens. Ai Weiwei dénonce cette actualité dans son documentaire Human Flow. Ce documentaire a été lancé à l’occasion du Festival de Venise en septembre 2017 et il est sorti en Suisse en mars 2018. Les images de Human Flow ont été filmées sur une période d’une année et ont couvert plus de quarante camps de réfugiés dans vingt-trois pays différents. Ce documentaire fait découvrir aux spectateurs un échantillonnage de récits humains et offre un témoignage unique et authentique des migrants.

Human Flow relate le quotidien de femmes et d’hommes qui sont contraints de quitter leur pays à cause de la guerre, des changements climatiques ou de la pauvreté. Le réalisateur s’investit clairement pour faire comprendre par des images et des plans à l’esthétique magnifique, cette réalité bien moins belle et anodine. Ai Weiwei a vécu avec les réfugiés, il a vu leur détresse, il dénonce la fermeture des frontières et l’injustice vécue par les migrants. Dans leur vie quotidienne, les citoyens bien nantis ont tendance à oublier que leurs semblables vivent dans des conditions bien plus précaires et qu’ils subissent de telles atrocités. « Aucun être humain ne trouverait ça juste et égalitaire ». Ai Weiwei met, avec son documentaire, une énorme baffe à ses spectateurs, une baffe qui les ramène à la réalité.

Ai Weiwei a un point de vue tranché sur la question des migrants et défend leur cause dans son documentaire. Il a su toucher son public sans tomber ni dans le larmoyant, ni dans l’exagération. Il montre le côté humain des migrants pour ne pas remonter à la source de leur fuite qui est dans leur pays natal. C’est un sujet très délicat qui soulève de nombreuses questions. Oui, l’Occident peut ouvrir ses frontières, oui, l’Occident doit les accueillir, mais le problème n’est pas si simple et comme partout il y a l’envers du décor. Ce film documentaire à la fois artistique, factuel et historique tente de sensibiliser les pays d’accueil à la crise migratoire qui sévit en Europe. « Soyez humain !»

David Cattin – 21 ans

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THE SHAPE OF WATER, di Guillermo del Toro – La bellezza del diverso

Ho un sentimento di amore-odio per del Toro. Come lui ho sempre avuto in simpatia quegli eroi diversi dagli altri, quelli un po’ emarginati ma con qualità fuori dal comune e, come lui, sono sempre stata affascinata da mondi e creature fantastiche. Ma al contempo del Toro mi ha letteralmente terrorizzato con le sue grottesche creature che popolavano il “Labirinto del Fauno” o dalle crudeltà compiute nell’orfanotrofio ne “La spina del diavolo”.

Guardare uno dei suoi film è come passeggiare sulla sottile linea che divide il meraviglioso dall’orrendo e il suo nuovo film, vincitore del Leone d’oro di Venezia, “The shape of water” non fa eccezione. Una tenera storia d’amore tra Elisa, una donna muta, e una creatura anfibia, raccontata quasi come una fiaba. Dove i “buoni”, persone emarginate, che credono in un modo migliore, di eguaglianza e tolleranza, devono lottare per i propri sogni contro una società durante la metà degli anni Cinquanta in piena guerra fredda, dove l’isterismo contro il comunismo e la febbrile corsa agli armamenti spianano la strada per il successo a uomini crudeli che non si fanno scrupoli a distruggere tutto ciò che è diverso, o meraviglioso, come ci insegna l’autore. Si dice che la diversità sta negli occhi di chi guarda e del Toro è riuscito a farci amare (nel bene e nel male) le sue creature fantasticamente grottesche, così lontane dall’immaginario collettivo estetico dettatoci da decenni di perfezione aggraziata. Come ogni film di del Toro che si rispetti, “The shape of water” è pieno di forti contrapposizioni, quasi volesse punzecchiare lo spettatore, senza spaventarlo troppo, ma impedendo che si rilassi anche solo un istante. Un film che altalena continuamente tra il bello e il brutto, tra il buono e il cattivo, tra un amore romantico e dolce.

Più di una volta mi sono lasciata trasportare con naturalezza nel turbine di emozioni che creavano il mondo di Elisa, le sue paure e le sue speranze, ho percepito la sua solitudine e la sua sincera affezione per le persone che ama, tutte interpretate in maniera eccellente e tale da non risultare zuccherose o esagerate. E quante volte mi sono portata le mani alla bocca subendo sulla mia pelle le crudeltà che venivano inflitte ai protagonisti. L’autore ha la straordinaria capacità di raccontare storie fantastiche in maniera totalmente “normale”, senza essere troppo pomposo o troppo epico, i suoi protagonisti sono eroi umani. La sua fervida immaginazione si intreccia alla perfezione con situazioni del tutto umane come l’amore nel bene o la guerra (fredda) nel male, risultando ordinario ma senza essere scontato. La musica parigina, frivola e spensierata, si scontra con l’appartamento solitario, il laboratorio umido e freddo, le persone ostili, il sangue, i maltrattamenti e le minacce; eppure la maestria del regista sta nel rendere questi elementi dark così ricchi di particolari da renderli tutt’altro che spiacevoli. E ancora l’acqua, elemento onnipresente rappresentato costantemente dai toni verdi-blu delle immagini, sembra creare una sorta di locus amenus, dove i due protagonisti possono abbandonarsi l’uno nelle braccia dell’altra, creando un ambiente intimo quasi famigliare, immersi nell’acqua quasi come raffigurazione dei sentimenti che provano l’uno per l’altra. Infine si può dire che non bisogna essere dei fan del genere fantasy per amare i personaggi, non bisogna essere dei romanticoni per immergersi nella storia d’amore tra Elisa e la creatura, e non bisogna essere neanche dei drogati di film adrenalinici per restare senza fiato durante tutto il film. Per amare questa storia bisogna semplicemente amare il bello. Non quella bellezza plastica, artificialmente perfetta, ma quella bellezza che ci lascia meravigliati di fronte alla sincerità dei sentimenti umani.

Valentina Lazzarini, 21 anni, Scuola Cantonale di Commercio di Bellinzona

 

 

 

 

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THE SHAPE OF WATER, di Guillermo del Toro – Se noi non facciamo niente non siamo niente

La forma dell’acqua – The Shape of Water è un film diretto e realizzato da Guillermo del Toro, regista già noto per film caratterizzati da mostri che considera simboli di grande potere. Il film ha vinto il Leone d’oro al miglior film alla 74ª Mostra internazionale d’arte cinematografica di Venezia.

La colonna sonora, diretta da Alexandre Desplat, già vincitore ai premi Oscar come migliore colonna sonora nello scorso 2016, non è elemento da lasciare in secondo piano, poiché coinvolge il pubblico sin dall’inizio con una classica e dolce melodia.

La forma dell’acqua è un film fantastico, sentimentale e d’avventura che narra la storia di una donna che vive una vita anonima e silenziosa, caratterizzata da una routine che la vede addetta alle pulizie di un laboratorio scientifico governativo. Sopravvive in un mondo che comunica attraverso la parola, strumento che a lei manca, poiché è muta. A farle compagnia troviamo la collega di pulizie e il suo inquilino artista gay Giles, con cui la donna trascorre la propria vita, ignara del fatto che a breve la storia della sua vita si trasformerà in una speciale avventura.

La forma dell’acqua racconta una storia particolare e unica nel suo genere: una lotta continua verso il mondo vedranno Elisa, la protagonista, complice nella fuga di una creatura marina grazie all’aiuto del dottore sovietico, del suo inquilino e della collega Zelda.

La creatura è stata scoperta nel sud America e nel laboratorio, nonostante dotata di sensibilità e intelligenza, sarà costretta a rimanere in prigionia. Elisa sarà l’unica e la sola che incomincerà ad entrare in contatto con questa creatura apparentemente senza alcuna capacità di comunicativa, scoprendo come questa sia capace di imparare un linguaggio e capire le emozioni. “Quando mi guarda non pensa che io sia incompleta. Mi vede per quello che sono.” Da donna insicura e chiusa nel suo mondo, Elisa trova in questa creatura la possibilità di essere se stessa ed essere felice. L’incontro di questi due individui anomali, una ragazza muta e una creatura anfibia unica nel suo genere, sarà possibile grazie al linguaggio del silenzio.

“Se sapete qualcosa su quello che è successo qui è vostro dovere denunciarlo” esorta il violento colonnello supervisore del laboratorio, rivolgendosi alle due amiche e donne delle pulizie, durante l’inchiesta per scoprire gli autori della fuga dell’anfibio. Entrambe sono convinte di essere riuscite a scappare dalla possibilità di essere ricondotte alla fuga della creatura.

Un film, ricco di effetti speciali, che riesce a trasmette un messaggio d’amore e di complicità, e che mostra come la vita sia il naufragio dei nostri piani.

Incapace di percepire la tua forma ti trovo ovunque

Stefano Carvalho França, 19 anni, Scuola Cantonale di Commercio

 

 

 

 

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THE SHAPE OF WATER, di Guillermo del Toro – Oltre la forma

“Incapace di percepire la forma di te, ti trovo tutto intorno a me. La tua presenza mi riempie gli occhi del tuo amore, umilia il mio cuore, perché tu sei ovunque.”

È così che si conclude “Shape of Water” (USA, 2017), film in cui il regista Guillermo del Toro cerca di rappresentare la percezione cinestetica di un amore apparentemente impossibile, attraverso la storia di un incontro tra due mondi fondamentalmente diversi che si trovano però ad essere particolarmente simili.

Due sono anche le figure principali della pellicola: Elisa, un’addetta delle pulizie in un laboratorio militare americano; la donna muta, sola e abitudinaria un giorno scopre la presenza di una strana creatura anfibia nel centro sperimentale. Un mostro gentile, incompreso e inaspettatamente intelligente. Entrambi condannati all’eterna solitudine e al silenzio, i due personaggi si trovano a essere, sin dal primo momento, in sintonia. Inizia così la storia vera e propria, dove la protagonista, affiancata dall’amica Zelda, (impegnata nella lotta contro la discriminazione razziale e sui diritti delle donne) e dal vicino di casa Giles (un vecchio artista omosessuale che si trova tutti i giorni a confronto con discriminazioni e ingiustizie, lavorative e personali), cerca di congiungersi finalmente alla creatura, provando a liberarla dallo stato di prigionia. Impresa che si rileverà piuttosto ardua e difficoltosa, poiché i personaggi si troveranno continuamente la strada sbarrata da persone accecate dalla voglia di potere e dall’arrivismo personale.

Una fiaba d’amore forte e romantica, contorniata da un evidente messaggio allegorico all’insegna di una ricerca di un mondo migliore, dove leggi razziali, discriminazione sul lavoro e ingiustizie non esistono. Storia d’amore, sì, ma non manca di una certa suspense: sangue, violenza, azione e avventura compongono un forte elemento drammatico che accompagna lo spettatore durante tutta la pellicola.

Il film va a fondo nei sentimenti; le immagini esteticamente suggestive e i giochi di colore sono accompagnati da una regia delicata, che dà voce agli oppressi premiandone la loro eroicità e superiorità, facendoli vincere contro coloro che nella società detengono il potere. Guillermo Del Toro si muove con passo sicuro tra il cinema d’autore, con rimandi chiari ad altri capolavori storici come “Il Mostro della Laguna Nera” (Jack Arnold, 1954) e le fiabe contemporanee come “la Bella e la Bestia”; il tutto viene rivisitato in un’America degli anni ’60, periodo della guerra fredda.

Il film ci insegna che le ferite hanno il potere di rimarginarsi se noi diamo loro il tempo di farlo; che la fragilità dell’indole umana è solo apparente; che le emozioni non necessitano di parole e che l’acqua, così come l’amore, non ha forma.

Arianna Ortelli, 17 anni, Liceo di Bellinzona


 

 

 

 

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