Cold War, de Pawel Pawlikowski – A la poursuite de l’inatteignable

 Avec Cold War, Pawel Pawlikowski embarque le spectateur dans une histoire d’amour passionnelle et complexe entre une chanteuse de folklore et un musicien polonais. Malgré l’amour fou qui les lie, les circonstances de l’après-guerre vont séparer les deux amoureux. Alors que Wiktor (Tomasz Kot) veut fuir la Pologne avec sa bien-aimée Zula (Joanna Kulig), celle-ci revient sur sa décision au dernier instant. Quelques années plus tard, ils se retrouvent furtivement à Paris puis à Split. Finalement, la ville de l’amour va les réunir pour un certain temps. Là, ils pourront vivre leur idylle librement et avancer dans leurs carrières respectives. Cependant, bien qu’elle commence à percer dans les cercles musicaux, Zula n’est pas heureuse et quitte Paris pour retourner en Pologne.

Le film est monté à l’image de la relation qu’entretiennent Zula et Wiktor. Il est composé d’épisodes qui sont éloignés temporellement et spatialement. Parallèlement, les protagonistes sont constamment en vadrouille à la poursuite l’un de l’autre. Cependant, lorsque enfin ils se retrouvent, le décalage se fait ressentir entre eux, notamment en ce qui concerne leurs attentes et leurs ambitions. Il aimerait qu’elle devienne une star de la chanson alors qu’elle aspire à autre chose. Leur relation est construite sur des séparations et des retrouvailles furtives, ce qui les amène à évoluer séparément. De cette relation épisodique naît une certaine instabilité sur laquelle leur lien d’amour tente de se tisser.

En ce qui concerne le contexte historique dans lequel se passe le récit, il n’est pas, en soi, le cœur de la problématique. Cependant, il donne certaines explications aux difficultés que rencontrent Zula et Wiktor à trouver une stabilité dans leur histoire d’amour. A l’instar de cette époque, les deux amants doivent vivre avec un dur passé, un futur incertain mais surtout avec un présent rempli de remises en question. Ils semblent l’un comme l’autre à la poursuite de l’inatteignable. Face à tout cela, le spectateur s’interroge sur la nature de leurs attentes et se perd dans leur histoire marquée par de nombreuses ellipses. Ce qui peut l’amener à rencontrer des difficultés pour s’identifier aux personnages. Mais tout cela rend, pourtant, l’histoire plus authentique.

En effet, Cold War est un long métrage qui tente d’être au plus proche de la réalité du récit. De plus, la relation qu’entretiennent les personnages principaux, l’époque dans laquelle se déroule le récit, le scénario et le montage sont subtilement liés. Finalement, le spectateur vient à se demander si cette histoire d’amour n’est pas rendue impossible par les amants eux-mêmes, car même le fait d’être ensemble n’a pas l’air suffisant. La dernière phrase du film nous en donne la preuve : « Allons de l’autre côté, la vue sera plus belle. »

Margot Schneider – 20 ans

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Cold War, de Pawel Pawlikowski – Une romance sporadique

Une histoire d’amour présentée de façon discontinue et épisodique, voilà ce que propose Pawel Pawlikowski dans son long-métrage Cold War. Le film embarque les spectateurs dans la Pologne de l’après-guerre. Lors d’un test de recrutement pour une troupe de chanteurs et danseurs traditionnels, Zula (Joanna Kulig), jeune femme talentueuse et déterminée, rencontre Wiktor (Tomasz Kot), pianiste charismatique et chef d’orchestre. Les deux protagonistes s’éprennent rapidement l’un de l’autre. Leur relation connait cependant des complications liées au contexte de la guerre froide. Dans une Europe aux valeurs contradictoires, du régime stalinien en Pologne à l’ère bohème de Paris, tantôt leurs chemins se croisent, tantôt ils se séparent.

L’un des éléments plutôt curieux du film est sa mise en forme. Effectivement, le réalisateur a décidé de raconter cette romance de manière elliptique. Ainsi, seuls sont montrés à l’écran les passages où les protagonistes sont réunis. Rien n’est dit par exemple de la période de détention que Wiktor a subie, ni du mariage de Zula avec un autre homme et de l’enfant qu’elle a eu. Le vécu de chacun des deux amants lors de leurs multiples séparations reste inconnu. De manière générale, relativement peu d’éléments de leurs vies personnelles sont révélées. Cela provoque une certaine distance émotionnelle par rapport aux personnages, car il est plus difficile de connaître leurs ressentis et qui ils sont réellement. Tout ce que le spectateur sait d’eux n’est que relativement superficiel et très partiel ; il ne connaît que certaines séquences de leur vie, le reste doit se déduire et s’imaginer.

De plus, le film connaît des sauts temporels plutôt déstabilisants. Plusieurs années s’écoulent entre chacune de leurs retrouvailles, donnant l’impression que leur histoire est linéaire alors que c’est très loin d’être le cas. Cela accentue l’effet de distance émotionnelle. Effectivement, ces sauts ne permettent pas de réaliser concrètement ce que Zula et Wiktor ont vécu : leurs longues années d’attente probablement douloureuses, leur espoir de se réunir à nouveau tout en devant continuer à vivre chacun de leur côté. Tout cela demeure implicite, voire absent.

Cold War est un film qui aborde comme thème central la romance, mais qui étrangement crée relativement peu d’attachement envers les protagonistes ou d’émotions fortes en relation à leur histoire d’amour. En réalité, c’est plutôt dans la beauté de l’art folklorique polonais que les émotions sont les plus intenses. Les chants et danses traditionnels possèdent en effet une certaine pureté, authenticité et harmonie que certains nostalgiques apprécieraient probablement. Ils se couplent d’ailleurs très bien avec l’image cinématographique noir et blanc que le réalisateur a décidé d’utiliser.

Olivia Leuenberger – 20 ans

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Cold War, de Pawel Pawlikowski – La musique comme personnage

Ce film parle de deux personnes qui se sont rencontrées lors d’une audition pour intégrer un conservatoire de danse et de chant folklorique. L’un des professeurs, Wiktor (Tomasz Kot), tombe sous le charme de la jeune chanteuse Zula (Joanna Kulig). Forcé de se séparer à cause de la guerre froide, leur amour reste intact malgré les années de séparation. Le film débute avec une chanson rurale et se poursuit avec une musique qui accompagne les spectateurs et les personnages dans le milieu de la danse et de la chanson. La musique règne sur le film, que ce soit dans les moments de tristesse, les scènes de spectacle ou encore les soirées.

Cold War ne suit pas les codes de la comédie musicale, pourtant la musique est omniprésente et relate l’histoire d’amour difficile entre un pianiste et une chanteuse. La musique se montre comme un personnage du film car elle permet de construire les personnages : leur caractère, leur personnalité et leur métier . La chanson « Cœur » revient tout au long du film comme un leitmotiv, sous différentes versions. Au début, la chanson se chantait doucement, c’était le début de la relation entre Wiktor et Zula. Dans la deuxième partie du film, la chanson est chantée en version jazz plus sensuellement. Wiktor et Zula se retrouvent à Paris, leur amour renaît de ses cendres avec plus de passion et les réunit autour de la musique. Cette chanson parle de deux personnes qui veulent se rapprocher mais qui n’y arrivent pas, elle résume parfaitement la relation qu’entretiennent Wiktor et Zula.

La guerre froide opposait les USA et l’URSS de 1945 à 1991. Les deux pays s’affrontaient dans une compétition autant sur le plan idéologique que sur le plan économique ou culturel, notamment dans le domaine musical. Pour gagner les cœurs et les esprits, l’URSS mettait en place des ballets, des chœurs de l’armée rouge. Le jazz a été interdit car l’engouement que les jeunes lui portaient inquiétait les autorités communistes. Celles-ci proposaient de la musique traditionnelle pour conforter une certaine forme de patriotisme. Dans le film, le conservatoire a dû céder aux autorités communistes et accepter de donner une bonne image de Staline et de l’URSS, en louant la mère-patrie dans ses chants.

Dans la deuxième partie du film, Wiktor est parti à Paris pour réaliser son rêve de musicien. Il a ainsi pu jouer du jazz et aider Zula à faire un disque avec sa chanson « Cœur » traduite en français. Lorsque Wiktor demande à retourner en Pologne, l’ambassadeur polonais en France lui répond qu’il n’est plus polonais car il a lâché son pays et s’est approprié la culture occidentale, dont le jazz. Wiktor passe alors la frontière clandestinement et est envoyé dans un camp de travail. La scène où Zula rend visite à Wiktor se fait très silencieuse et pesante. Zula voit Wiktor détruit par ce camp, physiquement et mentalement. Elle se rend compte du sacrifice de Wiktor. Il a abandonné son rêve de musicien, il a quitté la troupe et tout ce qu’il avait construit en France, pour elle. La musique prend énormément de place dans le film et évolue avec les personnages, elle épouse leurs émotions, leur sentiment, leur caractère et en cela, elle devient un personnage à elle seule.

Le film est très beau. Il y a des très belles scènes, notamment les scènes de chant et danse entre le folklore et le jazz. L’histoire de la musique a une grande place dans le film car elle permet aux spectateurs de s’attacher aux personnages.

Abukar Najma – 20 ans

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Cold War, de Pawel Pawlikowski – De l’art en folie

Le réalisateur de Cold War, Pawel Pawlikowski, rend avec ce long-métrage hommage à ses parents en s’inspirant de leur histoire d’amour. Zula (Joanna Kulig), jeune chanteuse talentueuse, tente sa chance dans un conservatoire en Pologne. Plus que l’audition en elle-même, c’est Zula et son caractère original et franc qui charme Wiktor (Tomasz Kot), le pianiste et directeur de l’école. Une histoire d’amour vraie et troublée s’ensuit, le tout dans une ambiance discrète de guerre froide.

Ce film rappelle La La Land (Damien Chazelle, 2016), tant au niveau narratif, une histoire d’amour sincère et spontanée, qu’au niveau formel, une musique très présente qui n’est pas seulement un support à l’image, mais qui fait partie intégrante de l’histoire. Les deux couples font de la musique et vivent à travers celle-ci. Cependant une différence flagrante parmi d’autres : la couleur. Dans La La Land elle est très prononcée alors que Cold War est filmé en noir et blanc.

Le rapport à l’art autour et dans le film de Pawel Pawlokowski est particulièrement intéressant. Entre musique, danse, couleurs et photographie ; le réalisateur fait un travail artistique resplendissant. Cold War s’ouvre sur un morceau traditionnel joué par des paysans polonais et laisse la musique battre son plein avant même que le titre du film ne soit montré. Ce premier plan confronte tout de suite le spectateur à ce qui l’attendra tout au long de la projection. La musique suivra les personnages et spectateurs jusqu’à la fin. Le format 4:3 en noir et blanc aide quant à lui à placer le spectateur dans l’époque. L’image est plus importante que le dialogue qui n’est que très peu présent. Ce choix permet de se laisser guider par la pureté artistique qui se dégage du film. L’utilisation d’une image noire et blanche aussi claire que l’eau de roche illumine chaque détail et rend le rapport à l’image original. Les images deviennent de vraies photographies qui font penser à des cartes postales et amènent ainsi un romantisme cher à l’époque.

L’art est non seulement omniprésent mais subit aussi une évolution remarquable. Pawel montre une évolution musicale incroyable et juste, tout en simplicité. Comme dans une partition musicale, un leitmotiv apparaît aux moments marquants et évolue tout au long du film. Il est d’abord chanté innocemment par Zula lors de son audition, sans micro ni accompagnement, ensuite devant une foule, puis traduit en français et finalement il sort sous forme de disque vinyl. La danse, indissociable de la musique, se développe elle aussi tout au long du film. Initialement les personnages dansent beaucoup et sont vêtus d’habits traditionnels. Il y a moins de danse à la fin du film, mais elle est toujours présente au sein du couple ou en soirée. Les personnages liés à ce monde artistique évoluent eux aussi. Zula et Wiktor viennent tous deux d’un environnement différent, mais se retrouvent et s’éloignent dans un mouvement perpétuel. De paysanne chantant une musique traditionnelle pure, Zula se métamorphose en chanteuse professionnelle qui ne choisit plus sa propre musique et doit subir les décisions des autres. Wiktor plus bourgeois, joue du piano pour son école de musique, puis pour le grand public et se voit obligé d’arrêter. L’évolution artistique, liée aux personnages est un aspect très intéressant qui ressort presque plus que l’histoire d’amour en elle-même.

Avec ce long métrage, Pawel Pawlikowski transmet un moment de pureté, d’élégance et d’authenticité unique. Plus qu’un film, Cold War est une ode au monde artistique.

Joëlle Soro – 20 ans

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Cold War, de Pawel Pawlikowski – Un amour résistant à la guerre froide

Zula (Joanna Kulig) auditionne pour entrer dans un groupe de chants et de danse de folklore polonais. Le responsable de la musique, Wiktor (Tomasz Kot) tombe alors amoureux de cette jeune femme. Leur couple sera soumis à de longues périodes de séparations dues à la guerre froide et devra résister au temps.

Le film a un thème omniprésent : l’amour. En effet, Zula et Wiktor sont les seuls personnages principaux et la construction du scénario est basée sur l’évolution de leur relation. L’amour survit au temps qui est illustré par un scénario elliptique. Le spectateur à l’impression que leur relation perdure, pourtant, elle semble houleuse du fait de leurs nombreuses retrouvailles et séparations.

Au début, le couple paraît solide, cela est évoqué par la présence de Zula et Wiktor dans le groupe folklorique. Au milieu du film, Zula doit interpréter une chanson polonaise traduite en français mais contrairement à Wiktor, qui se sent proche de cette culture, elle ne peut s’y habituer. En revanche, elle a toujours été accrochée à son pays, la Pologne. Le film met ainsi en avant la difficulté de l’immigration, de vivre cette période historique que fut la Guerre Froide, d’être forcé de quitter son pays. En effet, cela a sûrement fait ressortir leurs différents attachements à la Pologne. La narration du film montre leur manière très différente d’entrevoir l’avenir, notamment par leurs façons de penser très différentes et leurs âges relativement espacés.

Les sentiments amoureux entre Zula et Wiktor ressortent trop peu et paraissent froids. Cela est dû principalement au scénario elliptique du film, qui ne laisse pas le temps à une expression profonde de leurs sentiments. Les coupures, qui arrivent brusquement, et le noir et blanc du film sont des éléments qui font que le spectateur ressent encore plus de froideur dans leur relation. Les causes des séparations successives restent floues pour le spectateur et paraissaient comme des caprices : Wiktor veut quitter la Pologne et que Zula le suive ; Zula n’est pas heureuse en France et rentre en Pologne. Les raisons se font tellement discrètes que le spectateur peine à cerner la complexité de leur situation. De plus, si leur relation paraissait moins floue, le spectateur pourrait d’avantage s’accrocher à ce couple et être en empathie avec celui-ci.

Pour mettre le spectateur dans le souhait que ce couple trouve une relation stable, il aurait fallu une histoire mieux construite et moins monotone. Tout est axé sur leur relation sans que de grandes actions aient lieu et sans que de forts sentiments transparaissent à l’écran. Le nom donné au film, Cold War, est étrange et induit le spectateur en erreur. Celui-ci s’attend en effet à un contexte de guerre froide plus présent. De plus, tout est trouble sur les raisons de leurs séparations et leurs retrouvailles. Tout est dit à demi-mot notamment à cause du scénario elliptique. En revanche, la représentation de la culture par la musique et la qualité esthétique de l’image sont deux aspects remarquables du film.

Valentine Jornod – 20 ans

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BlacKkKlansman, di Spike Lee – I colori di Colorado Spings

Spike Lee, regista nominato due volte all’Oscar, ritorna con Blackkklansman trattando una tematica molto forte, ovvero il razzismo negli Stati Uniti nel corso degli anni Settanta.

Purtroppo il razzismo è un problema che persiste ancora oggi e Spike Lee ha voluto ricordarlo rendendo omaggio alla trentaduenne Heather Hayer, uccisa durante una manifestazione antirazzista, avvenuta in agosto dell’anno scorso.

Lee ci riporta negli anni Settanta, quando le persone di colore venivano disprezzate e addirittura odiate dalla popolazione bianca, il cui ideale consisteva nel riportare l’America ad essere una nazione dominata dalla razza ariana.

Nel corso del film seguiamo il poliziotto afro-americano Ron Stallworth, interpretato da un eccellente John David Washington, che viene assunto nel dipartimento di polizia di Coloradio Spings. L’assunzione di Ron viene presa con scetticismo dai colleghi bianchi, ma Ron riesce presto a guadagnarsi un po’ di rispetto riuscendo ad infiltrarsi, dapprima telefonicamente, poi con l’aiuto del suo collega ebreo Flip Zimmerman, di persona, nel Ku Klux Klan, formato da membri che glorificano l’America bianca. I poliziotti avviano così un’indagine per evitare la diffusione delle ideologie razziste e xenofobe espresse dai membri del Ku Klux Klan. L’impresa dei protagonisti non sarà per nulla semplice, in quanto un membro del Ku Klux Klan risulta essere molto diffidente nei confronti di Flip.

La pellicola mi ha colpito molto perché Lee è stato geniale nel bilanciare un tema importante come il razzismo con il giusto pizzico di ironia.

Questa combinazione ha reso il film leggero e piacevole da vedere, tenendo pur sempre conto della gravità del fenomeno trattato.

La colonna sonora si apre con la canzone gospel intitolata “Oh Happy day”, incisa e interpretata originariamente dagli The Edwin Hawkins Singers. Ho trovato la scelta di questa canzone molto carina e azzeccata siccome, a mio parere, aveva una vena sarcastica nel contesto della scena in cui è stata inserita.

Consiglio vivamente di guardare Blackkklansman perché lancia un messaggio chiaro e preciso su ciò che è il razzismo e di quello che può causare. Se esaminassimo la società del giorno d’oggi capiremmo che, nonostante ci sia stato del progresso, abbiamo ancora molta strada da fare prima di debellare completamente qualsiasi tipo di discriminazione.

Giulia Nicoli, 17 anni, Centro Commerciale Professionale Bellinzona

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BlacKkKlansman, di Spike Lee – Ora X per il razzismo?

Adattato da un libro biografico dell’ex poliziotto Ron Stallworth, Blackkklansman è uno dei film più ironici di Spike Lee.

Il regista statunitense dona allo spettatore una pellicola appassionante e divertente, senza tuttavia banalizzare la grande problematica relativa al razzismo e le gravissime responsabilità che il colonialismo europeo ha avuto. A tutti coloro ai quali ha dato fastidio la forte ironia su un tema “su cui non si può scherzare” mi permetto di dire che questa ultima opera di Lee è probabilmente addirittura più efficace di Malcolm X, considerato da molti il capolavoro del regista, in quanto il ritmo sostenuto e la forte comicità rendono questo film adatto ad un pubblico molto vasto e riuscirà pertanto a sensibilizzare un gran numero di persone.

Il protagonista è un giovane ragazzo afroamericano che, spinto da una forte motivazione, riesce ad entrare nel corpo di polizia di una cittadina del Colorado agli inizi degli anni 70, provocando non poche agitazioni in molti dei suoi colleghi (che non si esimono dal provocarlo, talvolta in modi violenti e inaccettabili).

Ben presto il giovane riesce a cambiare incarico e da gestore di archivio diventa investigatore. Fingendosi un bianco razzista, riesce – tramite alcune telefonate – a prendere contatti stretti con l’Organizzazione (un gruppo del KluKluxClan). Sarà in seguito un suo collega del dipartimento di polizia (interpretato dal grande Adam Driver) ad andare agli appuntamenti dell’Organizzazione.

La storia si conclude con lo sventamento di un attentato operato dall’organizzazione (a un membro dei Black Panters con cui Ron aveva instaurato – o quantomeno tentato di instaurare – una relazione) da parte del giovane protagonista…

Nonostante la semplicità della trama e il finale alla Django Unchained eccessivamente allegro, Blackkklansman è un buon film: belli i movimenti di macchina, bella la fotografia e molto apprezzabili le citazioni cinematografiche; ma soprattutto le scene documentaristiche finali ci mettono in guardia su un possibile regresso della società civile e ci indicano che questa pellicola deve essere apprezzata e valutata come reazione e risposta di un afroamericano all’elezione di Trump.

Milo Cavadini, 19 anni, Civilista

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